Bruxelles, 15/06/2010 (Agence Europe) - La chancelière allemande et le président français ont souligné le besoin d'avoir un gouvernement économique renforcé, au niveau des chefs d'État des Vingt-sept. À quelques jours du Conseil européen, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont entendus pour ne pas réclamer de nouvelles institutions, rejetant donc toute formalisation des rencontres régulières entre les dirigeants de la zone euro.
« Nous avons besoin d'un gouvernement économique renforcé, plus fort que ce qui existe aujourd'hui et, pour moi, ce gouvernement économique, ce sont les 27 chefs d'État et de gouvernement », a déclaré Angela Merkel à l'issue de leur dîner de travail, lundi 14 juin à Berlin. Si les chefs d'État ou de gouvernement des Seize devaient se réunir, ce serait « en cas de nécessité », comme cela s'est déjà fait par le passé, a précisé Mme Merkel, qui n'a jamais été convaincue par l'idée d'un gouvernement économique de la zone euro à proprement parler. « L'espace naturel de ce gouvernement économique est à 27 mais s'il y a un problème dans la zone euro, on se réunira dans le cadre de la zone euro et on a convenu tous les deux qu'il valait mieux alléger les systèmes européens en ne multipliant pas les institutions », a enchaîné devant la presse Nicolas Sarkozy. Et d'apprécier: « Je crois qu'en faisant ça, on a fait chacun un pas vers l'autre ». L'idée de sanctionner les États trop laxistes par une suspension des droits de vote au Conseil de l'UE semble faire l'objet d'un autre rapprochement, Français et Allemands n'écartant pas la possibilité de changements au Traité s'ils s'avéraient nécessaires (une approche défendue depuis longtemps par l'Allemagne). (A.B.)