login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10155
Sommaire Publication complète Par article 29 / 37
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

La France et la Pologne veulent une régulation des marchés et sont d'accord pour revoir les critères de répartition des aides

Bruxelles, 08/06/2010 (Agence Europe) - La France et la Pologne ont un peu mieux cerné leurs points de vue respectifs sur les modifications à apporter à la politique agricole commune (PAC) après 2013, date où se termine le cadre financier pluriannuel actuel de l'UE, grâce à une réunion, lundi 7 juin à Varsovie, entre les ministres de l'Agriculture des deux pays.

« La France comme la Pologne veulent une politique agricole commune forte, moderne avec un budget nécessaire et nous sommes opposés à toute remise en cause de la politique agricole commune », a déclaré, selon l'AFP, Bruno Le Maire, le ministre français, au cours d'une conférence de presse commune avec Marek Sawicki, son homologue polonais. « En ce qui concerne les principes généraux, la convergence de vues entre la France et la Pologne est énorme », a déclaré de son côté M. Sawicki. « Nous estimons tous les deux qu'il faut une vraie régulation européenne des marchés agricoles », a poursuivi M. Le Maire. La Pologne fait partie des nouveaux États membres de l'UE qui s'estiment lésés par les critères de répartition des aides fondés sur des niveaux de production historiques, et militent pour un rééquilibrage en leur faveur.

« La France a parfaitement conscience que nous avons besoin d'une PAC plus légitime et c'est pour cela que la France reconnaît que les références historiques doivent être revues », a déclaré le ministre français. Une telle révision des critères de répartition des aides directes aux agriculteurs pourrait permettre de « niveler les différences et la division entre anciens et nouveaux membres » de l'UE, a estimé M. Sawicki.

M. Le Maire a évoqué à nouveau l'inquiétude d'une grande partie des pays de l'UE pour leur agriculture, avec la relance officialisée en mai de négociations commerciales entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). « Nous avons réussi à réunir 15 États membres qui sont opposés à la reprise des négociations entre l'Union européenne et le Mercosur », a déclaré le ministre français, qui a conclu par ailleurs: « On ne peut pas demander à nos agriculteurs de respecter des règles sanitaires et environnementales si les produits importés ne respectent pas rigoureusement les mêmes règles sanitaires et les mêmes règles environnementales ». (L.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES