Bruxelles, 17/03/2010 (Agence Europe) - Le président permanent du Conseil européen, Herman Van Rompuy et le Premier ministre géorgien Nika Gilauri ont exprimé le souhait conjoint que les négociations entre l'UE et la Géorgie sur la conclusion d'un Accord d'association (y compris une zone de libre-échange) puissent commencer dans un bref avenir. Les deux hommes, qui se sont rencontrés mardi 16 mars à Bruxelles, ont aussi plaidé pour une mise en œuvre rapide de l'accord de facilitation des procédures d'obtention de visa pour les citoyens géorgiens, ainsi que de l'accord de réadmission. Ces deux accords ont été récemment conclus et sont sur la voie d'être approuvés par le Conseil. « Les relations UE/Géorgie se développent rapidement. Dans le cadre du Partenariat oriental, des mesures significatives ont été prises pour renforcer les relations bilatérales. Les discussions (au Conseil, Ndlr) en vue de l'adoption du mandat de négociation (pour la Commission, Ndlr) pour un accord d'association sont sur le point d'être finalisées. Cela veut dire qu'il devrait être possible de commencer rapidement les négociations sur cet accord, y compris une zone de libre-échange globale et approfondie », a déclaré M.Van Rompuy à la presse à l'issue de son entretien avec M. Gilauri. Le president du Conseil européen a aussi rappelé que la Géorgie est le premier des pays du Caucase à avoir négocié un accord de facilitation des visas avec l'UE. La signature de cet accord pourrait avoir lieu « début juin », a estimé M. Van Rompuy. Il a aussi salué le fait que les autorités géorgiennes aient invité les observateurs de l'OSCE à venir surveiller les élections locales qui auront lieu en mai. L'UE n'enverra pas une mission d'observation sur place « mais suivra les développements de très près », a souligné M. Van Rompuy. À propos du conflit entre la Géorgie et la Russie concernant l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, le président du Conseil a réitéré l'attachement de l'UE à l'intégralité territoriale et la souveraineté de la Géorgie. L'UE qui, comme quasiment tous les pays du monde, ne reconnaît pas l'indépendance autoproclamée les deux territoires séparatistes, « attend de la Russie qu'elle respecte les engagements auxquels elle a souscrit dans les accords de cessez-le-feu » de l'été 2008, a dit M. Van Rompuy. L'UE a un intérêt stratégique à ce que son voisinage à l'est soit une zone de stabilité, de démocratie, de prospérité et de développement, a-t-il conclu. (H.B.)