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Bulletin Quotidien Europe N° 10043
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Les pays de l'UE ont des avis différents sur l'avenir de la politique de développement rural

Bruxelles, 17/12/2009 (Agence Europe) - Le débat entre les ministres européens de l'Agriculture, organisé mercredi 16 décembre par la Présidence suédoise, a montré une nouvelle fois les divisions entre pays sur la politique de développement rural après 2013, une date qui correspond à la fin du cadre financier actuel de l'UE.

De nombreux États membres ont demandé que ce « deuxième pilier » de la PAC (politique agricole commune) reste partie intégrante de la future PAC. Plusieurs ministres, dont ceux de la France, de l'Espagne, de l'Irlande ou du Luxembourg, ont souligné aussi l'importance de maintenir, parallèlement, un « premier pilier (aides directes et soutien des marchés) fort. Alors que, pour certains, Royaume-Uni en tête (mais aussi Danemark), l'objectif doit être de transférer le plus de crédits possibles du premier vers le deuxième pilier.

Ce débat a aussi été l'occasion de rappeler que la modulation des aides directes ne sera plus d'actualité après 2013, puisque le partage des fonds entre le soutien des revenus et des marchés et le développement rural sera fixé sur la base d'orientations politiques renouvelées.

Pas nécessaire de « réinventer la roue ». Dans son intervention devant les ministres, Mariann Fischer Boel a jugé que, pour la future politique de développement rural, il ne sera pas nécessaire de « réinventer la roue » car le dispositif actuel produit déjà de bons résultats. Proposant le slogan de la « croissance verte », c'est-à-dire « produire plus avec moins », la commissaire européenne à l'Agriculture a suggéré trois grands objectifs: - promouvoir un secteur agricole et forestier compétitif ; - protéger les ressources naturelles et l'environnement (y compris relever les défis du changement climatique) ; - et soutenir le développement rural dans un sens plus large (emploi et conditions de vie).

Pour cela, les « axes » qui structurent la politique actuelle ne seront plus nécessaires, selon Mme Fischer Boel. À la place, elle propose de décomposer les trois objectifs en « cibles plus précises » qui, à leur tour, se retrouveraient dans des « priorités stratégiques plus resserrées » que les États membres seraient tenus de respecter. Mais il faudra aussi trouver une clef de répartition entre les États membres des crédits pour le développement rural, et « ce ne sera pas facile », a averti la commissaire. (L.C.)

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