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Bulletin Quotidien Europe N° 10026
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

Le Royaume-Uni participe au projet pilote maltais sur les réfugiés

Bruxelles, 24/11/2009 (Agence Europe) - Le Royaume-Uni va participer à un programme pilote visant à répartir des réfugiés se trouvant sur l'île de Malte dans d'autres pays de l'Union, ont annoncé, mercredi
18 novembre, les autorités maltaises, dans un communiqué. Londres propose ainsi d'accueillir 10 personnes sur son territoire en guise de solidarité. Le ministre maltais de la Justice et les Affaires intérieures, Carm Mitsud Bonnici, s'est félicité de cette décision qui porte ainsi à sept le nombre d'États membres ayant choisi « de prendre des mesures positives pour aider Malte face aux pressions exceptionnelles que les flux migratoires en provenance d'Afrique vers l'Europe exercent sur la géographie limitée du pays et sa démographie ». Le Royaume-Uni, qui était auparavant contre une participation à un tel projet, rejoint donc la France (qui prendrait 100 personnes), le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Hongrie et la Slovénie, qui se sont déjà engagés à soulager l'île de Malte du trop grand nombre de réfugiés présents sur son sol. Au total, près de 150 personnes s'étant vu accorder une protection internationale à Malte feront l'objet d'une relocation en 2010 dans un des sept États membres participant au projet. Ce chiffre, qui pourrait augmenter - l'Allemagne, la Pologne et l'Espagne se sont dits intéressés -, reste toutefois bien loin des estimations faites par la Commission européenne qui a évalué à 2000 le nombre total de personnes pouvant faire l'objet d'une répartition. La Commission organisera une réunion, mercredi 2 décembre, pour faire un nouveau bilan de l'aide offerte par les États membres. L'annonce des Britanniques a aussi été l'occasion, pour M. Mitsud Bonnici, de rappeler que l'immigration en provenance d'Afrique avait été reconnue par tous les États membres comme « un problème européen ». Dans ce contexte, il a rappelé que le Pacte sur l'immigration et l'asile, qui a été approuvé l'année dernière, a arrêté la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes volontaires et efficaces de partage du fardeau pour aider les membres de l'Union européenne qui sont confrontés à des pressions migratoires disproportionnées. (B.C.)

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