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Bulletin Quotidien Europe N° 9937
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

L'UE doit redoubler d'efforts contre la traite des enfants

Bruxelles, 07/07/2009 (Agence Europe) - L'Union européenne doit prendre davantage de mesures pour lutter contre la traite des enfants, laquelle constitue une forme d'esclavage moderne, selon un rapport publié, mardi 7 juillet, par l'Agence des droits fondamentaux (FRA) de l'UE. « Chaque année, dans l'UE, un nombre important d'enfants sont victimes de traite à des fins d'exploitation sexuelle, d'exploitation du travail, d'adoption et de prélèvement d'organes. Cette situation est alarmante. Nous devons déployer tous les efforts possibles pour protéger et aider ces enfants », a indiqué le directeur de la FRA, Morten Kjaerum. L'agence rappelle notamment que les données dans ce domaine restent insuffisantes pour apprécier la véritable ampleur de la traite. Par ailleurs, il arrive fréquemment que les enfants disparaissent des foyers où ils se trouvent pour être acheminés vers des destinations inconnues. En 2008, 400 des 1320 mineurs arrivés dans le centre pour réfugiés de Lampedusa ont disparu et pourraient avoir été victimes soit d'un trafic d'organes soit d'organisations criminelles, en particulier dans le secteur du trafic sexuel. Par conséquent, le rapport de la FRA propose d'instaurer des normes minimales pour les foyers spécialisés destinés aux enfants victimes de traite ainsi que des politiques de prévention des disparitions d'enfants. D'autre part, les enfants victimes de traite ne sont souvent pas reconnus en tant que victimes, relève le FRA. Cette identification est pourtant indispensable pour engager des poursuites contre les trafiquants, ajoute-t-elle. Les chiffres disponibles montrent que les condamnations de trafiquants dans les affaires de traite d'enfants restent très rares. Des condamnations n'ont été enregistrées que dans quatre États membres entre 2000 et 2007. Le rapport de la FRA met aussi en évidence des bonnes pratiques en matière d'identification des victimes en Finlande et en République tchèque. Ces bonnes pratiques devraient servir à l'élaboration et à la mise en œuvre de normes minimales européennes. Enfin, dans certains États membres, les enfants victimes de traite sont placés en détention pour infractions au respect des frontières et autres délits tels que la prostitution. La législation communautaire devrait donc garantir des normes minimales en faveur d'une politique de non-sanction à l'encontre des enfants victimes de traite, considère la FRA. Selon elle, cela permettrait également d'accroître la confiance à l'égard des organismes d'État et d'affranchir les victimes de leurs trafiquants. Dans ce contexte, l'agence invite instamment le Conseil de l'UE à adopter la proposition de la Commission européenne du printemps dernier en matière de lutte contre la traite des êtres humains (EUROPE n°9868). (B.C.)

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