login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9937
Sommaire Publication complète Par article 21 / 43
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/technologie

La plate-forme EUROP dévoile un cadre d'action stratégique pour développer le potentiel de l'Europe en matière de robotique

Bruxelles, 07/07/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne le répète à l'envi: il faut investir et accentuer les synergies entre les trois éléments-clés du triangle de la connaissance (éducation, recherche et innovation) afin de rendre l'Europe plus compétitive en matière de recherche et de développement. Mardi 7 juillet, la plate-forme technologique EUROP (European Robotocs Technology Platform) a présenté à Bruxelles un cadre stratégique pour le développement du secteur de la robotique en Europe en 2020 (« Robotic Visions to 2020 and Beyond - The strategic Research Agenda for robotics in Europe »). Une initiative qui poursuit les objectifs de la Commission européenne et développée dans le cadre de « CARE » (The Coordinated Action for Robotics in Europe), un projet fondé par la DG Société de l'information et Médias de la Commission, sous l'égide du 6ème programme-cadre. Cette feuille de route dresse la liste des collaborations à nouer pour permettre aux idées et développements conceptuels de franchir la sphère universitaire et scientifique et de trouver le bon partenaire commercial capable de traduire les résultats des recherches en innovations technologiques. « Cet Agenda de recherche stratégique ne sera pas jugé sur la précision de ses visions, mais sur sa capacité à stimuler la collaboration et les investissements requis pour parvenir à une industrie de la robotique viable en Europe, en 2020 », a souligné Horst J. Kayser, le président d'EUROP.

Les robots industriels sont devenus aujourd'hui la colonne vertébrale de l'industrie manufacturière européenne. Une tendance qui s'accélère à une vitesse vertigineuse puisque les 7 millions de robots actuellement en service dans le monde seront plus de 18 millions en 2011. Ils permettent non seulement de réduire les coûts, d'augmenter la productivité et de remplacer la main-d'œuvre pour les tâches les plus ingrates et les plus dangereuses, mais interviennent aussi de plus en plus pour faciliter la vie quotidienne d'une population vieillissante. Les robots industriels sont également des substituts idéals à l'heure où certains secteurs manquent cruellement de personnel qualifié alors que les exigences en matière de productivité se font plus pressantes. « Il est de la plus grande importance pour nous de ne pas passer à côté de ce potentiel. Il doit être consolidé en Europe afin que nous puissions maintenir et même augmenter notre position de leader », a souligné M. Kayser. Résultat de trois années de recherche intensive à laquelle ont participé pas moins de 130 entreprises européennes leader dans le secteur de la science et de la technologie, la stratégie dévoilée par EUROP s'articule autour de huit principes fondamentaux qui peuvent permettre à l'Europe de prendre la tête du peloton. Il s'agit de: 1) prendre en compte les avantages de la robotique pour tous les aspects de la vie quotidienne ; 2) maîtriser les défis de l'intégration de systèmes ; 3) créer une chaîne d'approvisionnement spécifique pour la robotique ; 4) se concentrer uniquement sur les résultats de recherche et la technologie adéquats ; 5) créer de nouveaux marchés grâce au soutien des PME et du transfert de technologies ; 6) soutenir les échanges interdisciplinaires afin de maximiser l'impact de la R&D ; 7) accroître les possibilités d'éducation et de formation dans le secteur de la robotique ; 8) résoudre les problèmes juridiques, sociétaux ou liés à des questions d'éthique. La question épineuse fut de trouver un consensus parmi les experts qui n'ont pas tous la même vision de la robotique, a concédé M. Kayser. Plutôt que de les forcer à trouver un terrain d'entente, nous avons plutôt tenté de dégager les lignes de force qui émergent des opinions reçues, a souligné le président d'EUROP. Cette vision d'ensemble tente de faire le lien - fondamental - entre le monde scientifique et universitaire et le secteur industriel pour que les applications développées répondent exactement aux besoins du marché. « Le monde académique est motivé pour trouver de nouvelles façons de résoudre les problèmes. Il se penche sur la science fondamentale et le développement de nouvelles technologies. Et ce sont ces technologies qui rempliront les conditions posées par l'industrie afin de leur permettre de lancer de nouveaux produits », a assuré M. Kayser. Le cadre stratégique évoque les 39 « produits types » qui seraient les produits phares à développer à l'avenir, selon les experts. Ils peuvent être regroupés en six secteurs transsectoriels (les robots utilisés pour remplacer complètement le travailleur ; les robots qui assistent le travailleur ; les robots logistiques utilisés pour le transport des voyageurs et des marchandises ; les robots utilisés pour la surveillance ; les robots pour l'exploration et l'inspection de milieux dangereux ; les robots éducatifs et de loisirs).

« Le cadre stratégique contient une douzaine de défis en matière de recherche avancée, mais LE défi est de stimuler le monde académique pour les résoudre », a souligné, pour sa part, le professeur Herman Bruyninckx, coordinateur d'EURON, un réseau créé sous le 5ème programme-cadre de recherche dont l'objectif est de créer des partenariats entre le monde de l'éducation, universitaire et scientifique dans le secteur de la robotique et qui participe activement aux travaux d'EUROP. Selon lui, le problème réside dans une communication insuffisante entre les scientifiques et les industriels. « Les procédures d'évaluation de nos universités mènent à des publications trop nombreuses, trop fragmentées, trop coûteuses et trop inaccessibles », estime-t-il, en soulignant que de gros problèmes pourraient être facilement résolus par le biais d'un dialogue constructif entre les deux parties. (I.L.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES