Bruxelles, 19/06/2009 (Agence Europe) - Les Vingt-sept ont rappelé, vendredi 19 juin, l'importance qu'ils attachent à la stabilité et la sécurité en Afghanistan et au Pakistan, ainsi que dans la région dans son ensemble. Dans leurs conclusions, ils rappellent la nécessité de combattre le terrorisme et de soutenir le développement des institutions démocratiques au Pakistan et le renforcement des relations commerciales avec ce pays, y compris par un accord de libre-échange, mais il s'agit encore d'une perspective à long terme. Concernant l'Afghanistan, ils rappellent l'engagement européen à contribuer à la formation de la police et au renforcement de l'état de droit, l'objectif restant le déploiement de 400 formateurs (on en dénombre environ 300 à l'heure actuelle). Le Conseil européen souligne l'importance que pourrait revêtir le déploiement de la force de gendarmerie européenne au sein de la mission de formation de l'OTAN, nouvellement créée, comme « initiative complémentaire » pour la constitution des capacités de police.
Les Vingt-sept ont condamné la répression violente des manifestations pacifiques en Iran. Ils demandent aux autorités iraniennes de vérifier la régularité du scrutin et de ses résultats. « Nous ne voulons pas donner l'impression que l'étranger s'occupe des élections internes, mais quand on voit les violences et des résultats aussi incohérents, l'Europe qui se tairait ne serait pas conforme à nos valeurs (…) L'Europe n'est pas prête à tout accepter. L'émergence d'une rue iranienne pour réclamer plus de transparence et plus d'avenir est une bonne nouvelle. La volonté du peuple iranien, quand elle s'exprime avec ce courage, on ne peut être qu'admiratif », a commenté Nicolas Sarkozy. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a demandé que l'on laisse travailler la presse. « Nous sommes déçus et très préoccupés pour la liberté de la presse », a ajouté le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.
Le Conseil européen salue l'adoption de la résolution 1874 du Conseil de sécurité des Nations unies qui renforce les sanctions à l'encontre de la République démocratique populaire de Corée. Il demande au Conseil et à la Commission de transposer de manière rigoureuse cette résolution afin de renforcer les sanctions à l'égard des autorités nord-coréennes. La RDPC est une nouvelle fois invitée à reprendre les négociations à six.
S'agissant de la Birmanie/Myanmar, le Conseil européen demande la libération immédiate de Aung San Suu Kyi et de tous les prisonniers politiques. Il lance un nouvel appel en faveur d'une véritable transition démocratique. La Présidence tchèque a voulu que ce texte comporte un paragraphe de 64 mots (en anglais) qui composera un télégramme adressé à l'opposante birmane pour son 64ème anniversaire. (O.J./A.N./M.B.)