Bruxelles, 16/06/2009 (Agence Europe) - Lors d'un entretien, mardi 16 juin, avec le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), John Monks, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a affirmé que « la construction européenne était bien sur les rails » et qu'« il y avait de la place pour davantage d'action sur le plan social ». L'échange de vues était surtout axé sur les questions relatives aux services financiers et à l'emploi.
S'exprimant devant la presse à l'issue de cette rencontre, John Monks s'est déclaré « extrêmement déçu » des résultats des discussions préparatoires sur la « déclaration solennelle sur les droits des travailleurs et la politique sociale » qui sera mise sur la table du Sommet de cette fin de semaine. Rappelant l'objectif premier de la CES, à savoir que « les droits fondamentaux des travailleurs ne doivent pas être subordonnés aux lois du marché et de la concurrence », John Monks constate que « le texte est un texte général » et que « les droits fondamentaux des travailleurs, qui doivent être respectés dans le contexte du marché unique et de la concurrence, ne sont pas inscrits dans ledit texte ». John Monks a une nouvelle fois appelé les chefs d'État et de gouvernement à agir en faveur d'une Europe sociale. Il leur demande « d'agir pour plus d'Europe sociale et en faveur des travailleurs ». John Monks a noté que le président Barroso s'était fortement positionné en faveur de la dimension sociale de l'Europe et qu'il s'est engagé à « stimuler les discussions entre les États membres sur cette question ».
En ce qui concerne la dimension sociale de l'UE, John Monks a rappelé quelques avancées comme la directive sur le travail intérimaire ou celle sur les comités d'entreprise européens. Le secrétaire général a constaté que, depuis le début de la crise, la dimension sociale de l'UE avait attiré plus d'attention de la part des différents protagonistes. Il s'est dit « certain » que la prochaine Commission allait « mettre la pression sur la politique de l'emploi et des affaires sociales et donc les mettre en meilleure place sur son programme de travail ».
Répondant à la question de savoir quelle serait la personnalité de son choix pour être le futur président de la Commission européenne, John Monks a affirmé: « Je me battrai pour un candidat à la Présidence qui lutte pour les droits des travailleurs ». (G. B.)