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Bulletin Quotidien Europe N° 9895
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/emploi

Déclarations de Vondra et Barroso sur le Sommet pour l'emploi - Synthèse des ateliers préparatoires

Bruxelles, 05/05/2009 (Agence Europe) - Le Sommet sur l'emploi, qui se réunit jeudi 7 mai à Prague, a été précédé d'une série d'ateliers préparatoires, dont le but était de favoriser le dialogue avec des interlocuteurs de tous les horizons et d'alimenter la réflexion en amont du sommet sur des questions telles que l'amélioration des niveaux de compétence et leur adéquation avec les besoins du marché du travail (EUROPE n° 9889). Le Sommet pour l'emploi définira des solutions concrètes pour lutter contre la hausse du chômage. Ses résultats seront reflétés dans une communication de la Commission, qui sera publiée le 27 mai, à l'attention du Conseil européen de juin et qui comportera plusieurs recommandations à discuter.

Dernière étape de cette série de séminaires: les déclarations faites ce mardi 5 mai par le Conseil et la Commission devant la session plénière du PE à Strasbourg. « Il ne s'agit pas de lancer une nouvelle grande stratégie européenne, nous avons la stratégie européenne pour l'emploi. Et puis nous avons les recommandations adoptées par les États membres depuis l'année dernière. Il s'agit d'une contribution importante en vue de soutenir l'emploi », a déclaré le ministre tchèque des Affaires européennes Alexandr Vondra. « La Commission suivra le Sommet pour l'emploi par une communication détaillée qui sera publiée avant le Sommet de juin. Nous ferons tout notre possible pour aider ceux qui sont victimes de la crise par le biais de la solidarité, de la justice sociale et de la responsabilité, et choisir les chances d'une reconstruction sur base de l'économie sociale », a enchaîné le président José Manuel Barroso. Dans sa déclaration, le président de la Commission européenne a insisté sur l'urgente nécessité d'« évaluer l'impact du plan de relance européen sur les emplois. Nous devons tirer les leçons pour affiner notre action dans les mois à venir ». En ce qui concerne le format du Sommet pour l'emploi (Troïka sociale plutôt qu'un Sommet à 27),
M. Barroso a dit une nouvelle fois son regret d'un tel affaiblissement mais il a souligné que « la Commission n'a pas réduit ses ambitions concernant la substance de ce Sommet et de son suivi au cours des Présidences suédoise et espagnole de l'UE. Le Sommet pour l'emploi donne l'opportunité de placer l'emploi en tête de l'agenda européen, une place qui lui revient ». M. Barroso a qualifié ce Sommet de « nouveau jalon dans le processus actuel, qui a débuté bien avant la crise - un processus de coopération entre la Commission, les États membres et les partenaires sociaux - qui passera à travers la crise et au-delà ». Présentant quelques résultats des divers travaux préparatoires au Sommet, M. Barroso a conclu: « Nous ne pouvons pas séparer notre agenda économique et notre agenda social. Il n'y aura pas de relance économique sur base d'un effondrement social, tout comme il ne peut y avoir de progrès social dans un désert économique ».

Conclusions des ateliers préparatoires de Madrid, Stockholm et Prague

Organisé par la Commission (DG Emploi) le 15 avril à Madrid à l'invitation du gouvernement espagnol, le premier atelier était consacré à l'amélioration et à l'adaptation des compétences des travailleurs. Tous les participants (représentants des syndicats européens, de BusinessEurope, de l'UEAPME, du CEEP, de la plate-forme sociale, du CESE) ont jugé essentiel de développer ces compétences pour surmonter la crise économique à moyen et long terme. Une attention particulière doit être accordée immédiatement aux jeunes. Le gouvernement espagnol a confirmé que l'initiative « New Skills for New Jobs » était une première priorité pour la Présidence espagnole de l'UE, au premier semestre 2010. Il a également annoncé la tenue d'une conférence de la Présidence sur ce thème au printemps 2010. Quant aux représentants des États membres, ils ont souligné que les compétences et les emplois devraient être une priorité centrale de la stratégie européenne pour l'emploi post-2010 (voir aussi l'analyse du professeur Maria João Rodrigues, EUROPE n° 9894). Le ministre espagnol du Travail et de l'Immigration, Celestino Corbacho, a mis en exergue la nécessité d'avoir un cadre européen commun pour travailler ensemble à la relance, pour combattre le chômage et promouvoir l'emploi. Il a rappelé que des structures de salaires inadéquates pourraient mener à des inégalités et accroître les difficultés des citoyens dues à la crise. Le vice-ministre tchèque du Travail et des Affaires sociales, Michal Sedlacek, a relevé l'importance du Sommet pour l'emploi du 7 mai pour lutter contre la crise. Pour lui, il est vital de garantir la durabilité des finances publiques dans les efforts faits en vue de la relance. Le commissaire Vladimir Spidla a lui aussi souligné l'importance de l'initiative « New Skills for New Jobs ». Mike Campbell, directeur « politique et recherche » à la commission britannique pour les compétences et l'emploi, a posé la question de savoir quel sera « le mix de compétences optimum » qu'il faudra avoir en 2020, une question qui est pertinente dans le contexte européen. Pour lui, l'ambition de l'Europe doit être d'avoir des personnes capables d'acquérir les compétences requises par les besoins du marché du travail. Les systèmes d'éducation et de formation prennent ici toute leur importance. Xavier Prats Monné, directeur à la DG Emploi (Commission européenne), a mis en lumière l'extrême importance du dialogue social. Il a attiré l'attention sur le fait que les

investissements dans l'éducation et les compétences ne suffisent pas seulement pour augmenter la productivité et la compétitivité, mais aussi pour réduire l'exclusion sociale et la promotion de l'égalité par le biais d'emplois meilleurs et plus nombreux.

Également organisé par la Commission et à l'invitation du gouvernement suédois, le deuxième atelier s'est tenu le 20 avril à Stockholm sur le thème de « l'amélioration de l'accès à l'emploi ». Le ministre suédois de l'Emploi, Sven-Otto Littorin, a noté que la vraie menace n'était pas l'augmentation du chômage mais bien le fait que les nouveaux chômeurs deviennent des chômeurs à long terme ou restent inactifs, comme c'était le cas après les précédentes récessions économiques. Tous les participants se sont accordés pour dire qu'il fallait mieux utiliser le Fonds social européen pour activer les mesures d'inclusion sociale, garantir aux travailleurs âgés et aux autres groupes vulnérables le maintien de leur emploi par le biais de mesures telles qu'une réduction de leurs contributions aux systèmes de sécurité sociale.

Co-organisé par la Présidence tchèque de l'UE et la Commission, le troisième atelier intitulé « Préserver les emplois, en créer de nouveaux et soutenir la mobilité » s'est tenu le 27 avril à Prague. À cette occasion, la Présidence a présenté un document de base, dans lequel elle pose des questions dont elle souhaite discuter le 7 mai, parmi lesquelles celles de savoir comment renforcer et mieux coordonner l'aide aux secteurs et entreprises sujets à restructurations ? Comment le marché unique peut-il être mieux utilisé pour répondre à l'offre et à la demande d'emplois et quels sont les obstacles spécifiques à la mobilité professionnelle qui pourraient être levés par des actions publiques ? (G.B.)

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