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Bulletin Quotidien Europe N° 9895
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/recherche

Le PE vote en faveur d'une réduction de l'utilisation d'animaux dans les expériences scientifiques

Bruxelles, 05/05/2009 (Agence Europe) - Environ 12 millions d'animaux sont utilisés chaque année dans l'UE à des fins de recherches scientifiques et, selon le vote du Parlement européen en première lecture, mardi 5 mai à Strasbourg, ce nombre devrait être réduit sans toutefois remettre en cause les progrès en médecine. Le rapport de Neil Parish (PPE-DE, britannique), qui apporte un nombre considérable d'amendements à la proposition initiale de directive relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, a été adopté à une très large majorité par le PE (540 voix pour, 66 contre et 34 abstentions). Il représente un compromis entre la nécessité d'assurer que la recherche puisse se poursuivre dans l'UE et celle d'améliorer le bien-être animal. Peu de changements ont été apportés au résultat du vote, fin mars, en commission parlementaire de l'agriculture (EUROPE n° 9874).

Le PE soutient l'interdiction des expériences sur les grands singes (chimpanzés, bonobos, gorilles et orangs-outans), qui sont menacés d'extinction, sauf s'il s'agit de tests ayant pour but de conserver ces espèces. Des amendements sont introduits pour encadrer l'utilisation des primates non humains (macaques, ouistitis). Pour le PE, les primates non humains ne doivent pas être utilisés seulement pour les recherches sur les affections « invalidantes ou potentiellement mortelles », mais aussi pour d'autres travaux destinés à: - trouver des médicaments contre le SIDA/VIH, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson (que l'on peut qualifier ou non de gravement invalidantes ou de potentiellement mortelles) ; - réaliser des tests d'innocuité et de qualité de certains vaccins. En outre, les parlementaires: - soutiennent l'objectif de mettre fin aux captures d'animaux sauvages (les colonies F0 dans le jargon scientifique) en utilisant à la place ceux nés en laboratoire de 2ème génération (ou F2) ; - classent les procédures de tests selon trois catégories de gravité pour le bien-être animal (« nulle à légère », « modérée » ou « sévère ») ; - élargissent le mandat du Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (CEVMA) pour qu'il développe des méthodes de substitution à l'expérimentation animale.

Il reviendra au Parlement nouvellement élu de confirmer ou de modifier la position de l'Assemblée sortante, puis d'entamer des négociations avec les représentants des États membres dans le but de conclure les travaux sur cette directive (procédure de codécision). (L.C.)

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