Bruxelles, 05/05/2009 (Agence Europe) - En Irlande, la « situation est ultra difficile, voire compliquée » selon Jean-Claude Juncker. Confronté à une baisse de son PIB de l'ordre de 9% en 2009 et à l'explosion de son déficit public (12% cette année et 15,6% en 2010 selon la Commission), le pays a été invité à revenir sous le seuil des 3% du PIB d'ici 2013. Pour tenter d'y parvenir, Dublin a récemment présenté des mesures d'austérité budgétaire. Les décisions prises sont « courageuses » en vue de remettre le pays sur la voie de la consolidation budgétaire et « nous saluons l'esprit de consensus national » qui prévaut en Irlande, a expliqué le président de l'Eurogroupe à l'issue de la réunion, lundi 4 mai. Également invité à se prononcer sur le cas irlandais, modèle de réussite économique au sein de l'UE désormais durement frappé par la crise, le commissaire aux Affaires économiques et monétaires a lui aussi loué la réaction des autorités irlandaises, tout en rappelant certaines erreurs du passé. « À mon avis, l'enseignement le plus important est que les déséquilibres macro-économiques, au-delà de la position budgétaire, doivent être pris en compte sérieusement », a indiqué Joaquín Almunia. Il faut tenir compte de tous les déséquilibres qui, pour l'Irlande, étaient « en particulier liés à la croissance excessive du secteur de l'immobilier ». Cette évolution a été « l'un des signaux les plus importants qui montrait que des déséquilibres se développaient dans l'économie irlandaise et cela aurait nécessité, en temps utile, des politiques pour endiguer la croissance excessive du crédit et de l'immobilier qui n'était pas viable ». (A.B.)