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Bulletin Quotidien Europe N° 9892
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Éducation

Le « sommet de Bologne » veut améliorer la mobilité étudiante et la formation tout au long de la vie d'ici 2020

Bruxelles, 29/04/2009 (Agence Europe) - Réunis à Louvain et Louvain-la-Neuve (Belgique) les 28 et 29 avril, à l'occasion du « Sommet de Bologne », les ministres responsables de l'enseignement supérieur des quarante-six états européens membres du processus de Bologne ont réaffirmé leur attachement à un espace européen de l'enseignement supérieur et renouvelé leur désir de coopérer à cette fin. Le « Sommet de Bologne » avait pour objectif de faire le bilan des dix années écoulées au cours du premier cycle et de fixer des priorités pour la prochaine décennie, afin d'adapter le processus aux réalités du terrain. Le sommet était ouvert pour la première fois aux pays étrangers comme le Canada, l'Australie, la Chine ou le Brésil. Ceux-ci ont assisté aux discussions en tant qu'invités, pour un dialogue renforcé avec l'Europe, mais il n'est toutefois pas question d'adhésion au processus. La conférence s'est clôturée par l'adoption d'une déclaration officielle.

Les ministres ont reconnu que les objectifs fixés en 1999, lors du lancement du processus, n'ont pas tous été atteints en matière de mobilité, de formation et d'harmonisation des diplômes. Pour le commissaire responsable de l'éducation et de la formation, de la culture et de la jeunesse, Jan Figel, la mobilité étudiante et la formation tout au long de la vie seront clairement la priorité pour la poursuite du processus de Bologne, comme en conviennent les ministres dans la déclaration. Pouvoir suivre des formations à chaque stade de sa vie devrait devenir « la norme » et chaque établissement d'enseignement supérieur devrait veiller à proposer une offre de formation accessible à la plupart des groupes d'âge de la population, a expliqué M. Figel. Il a, d'autre part, enjoint les gouvernements des pays participants à ne pas économiser sur l'enseignement et la recherche et plaidé pour une ouverture à d'autres pays. Il a évoqué aussi la nécessité d'établir un nouveau système de classification pour plus de transparence dans les formations en Europe et insisté sur une garantie de qualité assurée par des contrôles externes.

La déclaration met la dimension sociale de l'enseignement supérieur en tête des priorités. S'y ajoutent un accès plus équitable, des chances égales et la recherche constante de la qualité des diplômes. En matière de formation tout au long de la vie, les pays participants devront coopérer le plus étroitement possible afin d'offrir à leurs citoyens la perspective de poursuivre une formation ou d'enrichir leurs connaissances via un maximum de canaux possibles. Des partenariats dont l'Association des universités européennes (EUA) fait état dans sa « Charte pour la formation tout au long de la vie », ont été présentés en même temps qu'une série de messages clés lors de la conférence (EUROPE n° 9882). En matière de mobilité, la déclaration fixe comme objectif que d'ici 2020 un cinquième (soit 20%) des étudiants finissent leurs études forts d'une expérience internationale. Dans la perspective d'un accès et d'une participation plus larges à l'enseignement supérieur, le financement public reste la plus haute priorité, souligne encore le communiqué. La prochaine rencontre ministérielle aura lieu à Bucarest les 27 et 28 avril 2012.

À l'occasion de la conférence ministérielle, le réseau d'informations sur l'éducation en Europe Eurydice a publié un rapport donnant une vue d'ensemble de l'enseignement supérieur en Europe en 2009 (« L'enseignement supérieur en EUROPE 2009: les avancées du processus de Bologne »). Il se concentre sur quelques thèmes prioritaires liés à l'émergence de l'Espace européen de l'enseignement supérieur (la structure Licence-Master, le système européen de transfert et d'accumulation de crédits (ECTS), le supplément au diplôme, les cadres nationaux de qualifications, la mobilité et la portabilité des aides financières). Globalement, des progrès substantiels ont été réalisés dans tous les domaines examinés et la coopération européenne s'est visiblement améliorée suite au processus de Bologne, souligne le rapport. L'enseignement supérieur étant dynamique et en perpétuelle mutation, le processus de réforme suscite de nouveaux défis et nécessite une coopération de plus en plus étroite entre les pays européens. Il s'agit en particulier d'améliorer les mécanismes de suivi nécessaires à l'évaluation de l'impact des réformes. Si de nombreux progrès ont été réalisés en termes de réformes structurelles, la priorité de la coopération doit désormais viser à combiner les politiques nationales et le développement des systèmes avec le contenu de l'enseignement supérieur au niveau des établissements d'enseignement supérieur, précise l'étude. « Ce rapport montre clairement que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre l'objectif central de création d'un Espace européen de l'enseignement supérieur en 2010. Des réformes significatives ont permis d'aller dans le sens d'une plus grande convergence des différentes structures éducatives en Europe, et le défi consiste désormais à travailler sur le contenu et le profil des qualifications afin de garantir qu'elles soient cohérentes et pertinentes à l'intérieur et au-delà des frontières nationales », souligne le commissaire Figel dans la préface. L'Office statistique des Communautés européennes Eurostat a également publié un rapport regroupant une série de données sur l'enseignement supérieur dans l'Union européenne en 2007, intitulé « The Bologna Process in higher education in Europe - Key indicators on the social dimension and mobility ». La rubrique « Interpénétration économique » à paraître mardi prochain fera un bref résumé de ces données. (I.L.)

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