login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9892
Sommaire Publication complète Par article 12 / 35
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/dÉveloppement

394 millions libérés au titre de la facilité alimentaire

Bruxelles, 29/04/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mercredi 29 avril, une série de projets, d'un montant total de 394 millions d'euros, pour soutenir l'agriculture et améliorer la sécurité alimentaire dans les pays en développement. Il s'agit de la deuxième décision de financement arrêtée dans le cadre de la « facilité alimentaire » d'1 milliard d'euros adoptée fin 2008 pour faire face aux problèmes de sécurité alimentaire de plus en plus graves rencontrés par de nombreux pays en développement. Le 30 mars dernier, la Commission avait adopté sa première décision de financement au titre de la « facilité alimentaire » portant sur le financement de projets d'un montant total de 314 millions d'euros en faveur de 23 (autres) pays en développement d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Il reste donc 708 millions d'euros au titre de cette facilité alimentaire pour d'autres projets.

Louis Michel, le commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, a expliqué qu'en cette période de difficultés économiques mondiales, l'agriculture peut offrir « de bonnes perspectives de croissance » aux nations en développement et contribuer à la relance de leurs économies, « raison pour laquelle l'aide de l'Europe dans ce secteur est aussi cruciale ».

À mi-chemin entre l'aide d'urgence et la coopération au développement à moyen et à long terme, la « facilité alimentaire » est prévue pour une durée de trois ans (2009-2011) et soutiendra trois types d'activités: - des mesures visant à améliorer l'accès aux intrants (engrais et semences) et services (soins vétérinaires, conseils) agricoles ; - d'autres mesures à petite échelle visant à accroître la production agricole, telles que le microcrédit, les infrastructures rurales ou encore la formation et le soutien aux catégories professionnelles du secteur agricole ; - des mesures de type « filet de sécurité » permettant des transferts sociaux en faveur des groupes de population vulnérables, souvent sous la forme de travaux publics à forte intensité de main-d'œuvre (routes, projets d'irrigation, etc.).

La décision adoptée par la Commission, mercredi 29 avril, prévoit, à concurrence de 194 millions d'euros, de financer des projets et des programmes en faveur de 23 pays en développement: Bénin, Bolivie, Burundi, Cambodge, Guatemala, Jamaïque, Kenya, République kirghize, Laos, Lesotho, Madagascar, Mozambique, Népal, Nicaragua, Niger, territoires palestiniens, Philippines, Sénégal, Somalie, Sri Lanka, Togo, Yémen et Zambie. Cinq de ces pays - le Kenya, le Burundi, les territoires palestiniens, les Philippines et le Mozambique - sont déjà couverts par la première décision de financement. Les fonds transiteront par des organisations internationales: l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Programme alimentaire mondial (PAM), la Banque mondiale, l'UNICEF et des agences spécialisées telles que le Bureau international des ressources animales (IBAR, pour le bétail en Somalie) et l'UNRWA (dans les territoires palestiniens).

Une deuxième partie de l'enveloppe de 394 millions d'euros, à savoir 200 millions d'euros, transitera par des acteurs non étatiques, tels que des ONG et le secteur privé. En mai, la Commission les invitera à présenter dans le détail les projets pouvant bénéficier de ce soutien. (L.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES