login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9873
Sommaire Publication complète Par article 24 / 36
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/mÉdias

La Commission prend des mesures contre les cyberattaques

Bruxelles, 31/03/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a proposé, lundi 30 mars, une nouvelle stratégie visant à préparer l'Europe à réagir en cas de perturbations ou d'attaques graves des services et réseaux de communications électroniques. Alors que l'ensemble de l'économie européenne repose sur ces réseaux, ceux-ci risquent constamment d'être endommagés par des catastrophes naturelles, des attaques terroristes, des actes de malveillance et des défaillances matérielles comme le montrent les cyberattaques de grande envergure lancées récemment contre l'Estonie, la Lituanie ou la Géorgie. « L'Europe doit être à l'avant-garde et elle doit inciter les citoyens, les entreprises et les administrations publiques à œuvrer pour améliorer la sécurité et la résilience des infrastructures d'information critiques européennes. Il ne doit pas y avoir de maillon faible dans la cybersécurité de l'Europe », a déclaré Viviane Reding, commissaire chargée de la société de l'information et des médias.

La probabilité d'une défaillance grave des réseaux de télécommunications dans les dix prochaines années est de 10 à 20 %, et son coût économique potentiel, sur le plan mondial, avoisinerait les 193 milliards d'euros (250 milliards de dollars), estime la Commission. Or, le bon fonctionnement des infrastructures de communication a une importance vitale pour l'économie et la société européennes, de plus en plus régies par les réseaux électroniques. Dans ce contexte, la Commission préconise des mesures visant à protéger ces infrastructures en améliorant l'état de préparation de l'Europe face aux agressions. Actuellement, les approches et les capacités varient considérablement selon les États membres. Or, un niveau faible de préparation dans un pays peut accroître la vulnérabilité des autres, et un manque de coordination diminue l'efficacité des contre-mesures, souligne la Commission. Elle souhaite que toutes les parties concernées, et en particulier les entreprises, les administrations publiques et les citoyens se penchent sur les aspects suivants: 1) Préparation et prévention: favoriser la coopération, les échanges d'informations et le transfert de bonnes pratiques entre États membres et établir un partenariat public privé européen pour la résilience. Les secteurs public et privé doivent également coopérer afin de garantir que les mesures de prévention soient mises en place de manière cohérente dans tous les États membres ; 2) Détection et réaction: soutenir le développement d'un système européen de partage d'information et d'alerte ; 3) Atténuation et récupération: renforcer la coopération entre États membres grâce à des plans nationaux et multinationaux en cas d'urgence et organiser régulièrement des exercices pour tester l'efficacité des mesures ; 4) Coopération internationale: susciter un débat de dimension européenne pour définir les priorités de l'UE en ce qui concerne la stabilité et la résilience à long terme de l'Internet, en vue de proposer des lignes directrices; 5) Établissement de critères pour les infrastructures critiques européennes dans le secteur des TIC: les critères et les approches varient actuellement selon les États membres.

La Commission invite par ailleurs l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA) à soutenir cette initiative en favorisant un dialogue entre tous les acteurs ainsi que la coopération nécessaire au niveau européen. (I.L.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES