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Bulletin Quotidien Europe N° 9868
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/Élections

Doit-on empêcher que Jean-Marie Le Pen préside la séance inaugurale de la nouvelle assemblée en juillet ?

Strasbourg, 24/03/2009 (Agence Europe) - Invités par la presse à donner leur avis sur la question de savoir si l'on doit, ou non, empêcher - et comment - le Français Jean-Marie Le Pen (non inscrits) de présider, en tant que doyen d'âge s'il venait à être réélu (il aura 81 ans en juin), la session inaugurale du nouveau Parlement en juillet prochain (voir aussi EUROPE n° 9856), les présidents des groupes politiques ont répondu en ordre dispersé, mardi 24 mars à Strasbourg. « Je suis préoccupé qu'un fasciste, négationniste de l'holocauste, pour qui Auschwitz est un détail de l'Histoire, puisse présider la session inaugurale parce qu'il est doyen d'âge. Quelle honte que cet homme, avec l'idéologie qu'il représente, puisse présider, même un court moment, une assemblée multinationale. Que faire alors ? On peut modifier le règlement », a insisté le président du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz. « Nous sommes pour que le député le plus jeune ouvre la session inaugurale. Nous ne souhaitons cela pas à cause de [M.] Le Pen, mais parce que l'Europe, c'est l'avenir. Le plus vieux, c'est ringard. Sortons des sentiers battus, je suis partisan que la députée la plus jeune préside la session inaugurale. Mais il ne sera pas facile de changer le règlement », a estimé le président des Verts, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit. « S'il venait à présider, ce serait pour un temps très court. Je pense qu'il n'y a aucune raison de traiter différemment M. Le Pen même si je déteste sa politique », juge quant à lui le président des libéraux, le Britannique Graham Watson. « Pour l'instant, nous n'avons pas de proposition de changement de règlement, mais le règlement est très clair, le doyen d'âge préside la session inaugurale. M. Le Pen est très « national ». Espérons alors que le 14 juillet il sera en France pour les festivités de la fête nationale », a estimé pour sa part le président du groupe PPE-DE, le Français Joseph Daul. « Je ne suis pas du tout d'accord pour que Le Pen préside la session inaugurale si cela devait être le cas. Il faut tout faire pour l'en empêcher. S'il faut modifier le règlement pour cela, nous devons en discuter », a conclu le président de la GUE/NGL, le Français Francis Wurtz. (E.H.)

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