login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9868
Sommaire Publication complète Par article 19 / 34
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/agriculture

Nouvelles difficultés commerciales avec la Russie sur les produits végétaux

Bruxelles, 24/03/2009 (Agence Europe) - Plusieurs ministres de l'Agriculture des États membres de l'UE (ceux de l'Italie, de la France, des Pays-Bas, de la Grèce, de Pologne, de Slovaquie et de Lituanie) ont soutenu, lundi 23 mars, à Bruxelles, les efforts déployés par la Commission européenne pour résoudre les « sérieuses difficultés commerciales » avec la Russie sur les produits végétaux. En effet, les autorités russes refusent les fruits et légumes européens au motif que ces produits contiennent des taux trop élevés de pesticides. Androulla Vassiliou, la commissaire européenne à la Santé, a précisé qu'une réunion aura lieu jeudi 26 mars à Prague entre experts russes et de ses services pour évoquer ce sujet et tenter de se mettre d'accord sur « des mesures acceptables de mise en œuvre » du mémorandum de mars 2008 sur le commerce des produits végétaux.

La commissaire a expliqué au Conseil Agriculture que les autorités russes demandent désormais que des accords bilatéraux soient signés entre la Russie et chaque pays de l'UE pour la poursuite des livraisons de produits végétaux. Ce qui n'est pas prévu par le mémorandum de mars 2008 qui prévoit que la responsabilité de mise en œuvre des arrangements est du ressort des opérateurs, et pas des autorités compétentes des États membres de l'UE. Les Russes reprochent aux produits de l'UE de dépasser les limites de résidus de pesticides car, a expliqué Mme Vassiliou, les niveaux maximum de résidus en Russie sont bien plus bas que ceux en vigueur dans l'UE. Qui plus est, la plupart des niveaux exigés par les services russes « violent les dispositions du mémorandum de 2008 et ne sont pas scientifiquement justifiés », a affirmé la commissaire. Elle a ajouté que la Commission a l'intention de « maintenir le dialogue avec les autorités russes de contrôle ». L'objectif est de proposer à la partie russe d'amender le mémorandum de 2008 pour que ce texte puisse éventuellement être signé par chaque État membre de l'UE. Mais l'Italie et les Pays-Bas semblent peu enclins à céder aux pressions russes et rechignent à négocier des accords bilatéraux avec les Russes. (L.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES