Bruxelles, 24/03/2009 (Agence Europe) - Les écoles européennes attachent une grande importance à l'enseignement des langues et des sciences et semblent préparer les élèves à un parcours scolaire et professionnel qui sera souvent international, selon une étude du bureau de consultants Van Dijk Management, réalisée à la demande du Parlement européen. Un modèle en parfaite adéquation avec les critères de référence fixés par la Commission européenne pour mieux former les diplômés de l'enseignement secondaire face à un monde du travail de plus en plus exigeant. Dans ce contexte, le Parlement européen a organisé jeudi 19 mars, sous la responsabilité de la députée Erna Hennicot-Schoepges (PPE-DE, luxembourgeoise), une audition publique consacrée au « Système des écoles européennes: un modèle pour la mobilité et le multilinguisme ». L'objectif était de permettre à toutes les parties concernées de réfléchir au processus de réforme en cours au sein des écoles européennes, confrontées à d'importants défis en matière d'infrastructures, de financement et de personnel enseignant. L'ouverture des écoles européennes à l'ensemble de la population et la transposition éventuelle du modèle aux écoles nationales ont également fait partie des discussions. En conclusion, tous ont convenu de l'urgence de la réforme et appelé les États membres, seuls compétents pour donner l'élan nécessaire dans le cadre de la subsidiarité, à soutenir le processus.
Les élargissements successifs de l'Union européenne ont rendu le système actuel obsolète, a souligné le commissaire Siim Kallas, vice-président de la Commission chargé des questions administratives, de l'audit et de la lutte antifraude. « Si on trouve une impulsion politique aujourd'hui, on pourra demain établir une véritable éducation européenne en Europe », a-t-il souligné. Selon le commissaire, la réforme devra se concentrer sur trois vecteurs: 1) adapter le fonctionnement des écoles européennes à l'augmentation de la demande ; 2) tenir compte des coûts nécessaires à l'amélioration des infrastructures et du personnel enseignant ; 3) rationaliser le processus décisionnel. « Cette audition n'était qu'une étape dans le processus de l'implication progressive du Parlement européen dans la réforme » a promis pour sa part Mme Hennicot-Schoepges. Remerciant le vice-ministre tchèque Jakub Dürr, qui représentait la présidence du Conseil à l'audition, pour « ses engagements fermes » en faveur du multilinguisme et d'une meilleure coordination des politiques européennes d'éducation, la députée espère dans la future législature une collaboration plus étroite entre le Parlement et les parties intéressées. (I.L.)