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Bulletin Quotidien Europe N° 9863
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/montÉnÉgro

La Présidence tchèque veut une décision du Conseil sur la candidature d'adhésion avant fin juin, dit M. Schwarzenberg

Bruxelles, 17/03/2009 (Agence Europe) - La Présidence tchèque de l'UE espère que la demande d'adhésion du Monténégro, déposée en décembre 2008, sera transmise à la Commission européenne encore avant cet été afin que les services de la DG « Élargissement » puissent préparer leur « avis » conformément à la procédure prévue dans le traité. « J'espère que le Conseil demandera l'avis de la Commission encore avant la fin de notre présidence », fin juin, a déclaré le ministre tchèque des Affaires étrangères et actuel président du Conseil, Karel Schwarzenberg, lundi soir (16 mars) à l'issue d'une réunion de la troïka de l'UE avec le ministre monténégrin des Affaires étrangères, Milan Rocen. Le dossier est actuellement bloqué au Conseil où plusieurs pays membres (Allemagne, Pays-Bas, Autriche, Luxembourg) estiment que le moment n'est pas propice (crise économique, incertitude sur le Traité de Lisbonne, nécessité de consolider les récents élargissements, etc.) pour faire avancer la candidature d'adhésion du Monténégro qui, de surcroît, pourrait encourager d'autres pays candidats potentiels (comme l'Albanie et la Serbie) à aller trop vite avec leur candidature. Il est prévu que les ministres des Affaires étrangères discutent de la candidature monténégrine lors de leur réunion informelle (« Gymnich ») prévues les 27/28 mars en République tchèque. Une décision pourrait alors intervenir lors du Conseil Relations extérieures d'avril, expliquent des diplomates tchèques.

Parlant à la presse lundi soir à Bruxelles, M. Rocin a relativisé l'importance politique du blocage lors de la réunion du Conseil. « Peu importe que la décision (de demander l'avis de la Commission) soit prise en mars ou en avril. L'important, c'est que nous sachions que le processus sera poursuivi », a dit le ministre monténégrin. Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères qui (en tant que futur président du Conseil) fait partie de la troïka européenne, a lui aussi tenté de rassurer le Monténégro. « Personne n'est contre la candidature (du Monténégro) par principe ». Le problème actuel est juste d'ordre « technique, de calendrier », a insisté M. Bildt. M. Schwarzenberg a loué les efforts de réformes « impressionnants » entrepris au Monténégro depuis deux ans. Il n'en demeure pas moins que « beaucoup reste à faire », par exemple en matière de lutte contre le crime organisé et la corruption ou la liberté de la presse. M. Rocen reconnaît que le processus d'intégration européenne sera long et difficile mais espère que la tâche sera facilitée par le fait que « 100% des citoyens sont pour l'intégration européenne ». (H.B.)

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