Bruxelles, 17/03/2009 (Agence Europe) - Le Conseil européen s'ouvrira jeudi 19 mars par la traditionnelle rencontre entre les dirigeants européens et le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering (16h00). La première session de travail des chefs d'État ou de gouvernement (16h45) sera consacrée au renforcement de la stratégie énergétique de l'UE à moyen et long terme et au changement climatique afin de parvenir à une position commune de l'UE d'ici la conférence de Copenhague en décembre 2009. Principal sujet de ce Sommet de printemps, la réponse européenne à la crise financière et économique sera abordée ensuite. « Nous devons examiner à la fois ce qui doit être fait pour restaurer le flux du crédit et les nécessaires leçons concrètes qu'il faut tirer pour le futur de la crise financière », indique la lettre d'invitation envoyée par le Premier ministre tchèque, Mirek Topolánek, à ses homologues de l'UE. Cette discussion se poursuivra lors du dîner, les dirigeants européens cherchant surtout à définir une position commune de l'UE pour le Sommet du G20 le 2 avril. Ils tenteront aussi de parvenir à un accord sur la contribution communautaire de 5 milliards d'euros au plan européen de relance économique. Le Premier ministre tchèque Mirek Topolánek fera par ailleurs le point sur ses intentions en vue du prochain Sommet informel (7 mai) dédié à l'impact de la crise pour l'emploi. Lors de dîners séparés, les ministres des Affaires étrangères examineront les questions internationales liées à la situation au Pakistan et en Afghanistan et leurs homologues chargés des Finances reviendront sur les résultats de la ministérielle du G20 et sur les points restant à définir d'ici la réunion de Londres. Le Partenariat oriental sera adopté le lendemain matin, vendredi 20 mars.
Dans une lettre conjointe, adressée au Premier ministre tchèque mardi 17 mars, le président français et la chancelière allemande appellent à une démarche européenne unifiée, en vue de « saisir la chance historique unique qui nous est offerte de régler les causes profondes de la crise actuelle au sommet du G20 à Londres le 2 avril prochain (…). La première priorité est de bâtir une nouvelle architecture financière globale ». Le besoin de supervision ne doit donc pas passer au second plan (après l'effort de relance économique) et le Conseil européen devra marquer un soutien fort aux recommandations du groupe Larosière, insistent Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Leur lettre énonce ainsi toute une série de messages que les dirigeants européens devront reprendre en vue de « résultats concrets » lors du G20: enregistrement des « hedge funds », mécanisme de sanction pour les juridictions non coopératives à déterminer, transparence des politiques salariales, révision de Bâle II et des normes comptables, etc… (A.B.)