Bruxelles, 11/12/2008 (Agence Europe) - Declan Ganley, l'homme d'affaires irlandais qui a orchestré la campagne du « non » irlandais contre le Traité de Lisbonne, a annoncé, jeudi 11 décembre à Bruxelles, la création d'un nouveau « mouvement politique paneuropéen » - Libertas - pour lutter contre la « tendance de plus en plus anti-démocratique » des institutions européennes. Le mouvement, qui se dit « pro-européen, centriste, modéré », a l'intention de présenter des candidats dans tous les 27 pays membres lors des élections européennes de juin 2009 que M. Ganley veut transformer en un « référendum européen » contre le Traité de Lisbonne. En refusant d'accepter les votes négatifs des Français et Néerlandais sur la Constitution européenne en 2005 et des Irlandais sur le Traité de Lisbonne en juin dernier, l'« establishment à Bruxelles » a dévoilé son caractère « antidémocratique », estime M. Ganley. En présentant en 2009 des candidats partout en Europe, Libertas veut offrir à tous les citoyens « ce que Bruxelles leur refuse, à savoir un référendum sur Lisbonne ». Libertas ne veut pas être confondu avec les eurosceptiques qui sont contre l'Europe. « Au contraire, nous sommes pro-européens. Nous avons une vision pour changer l'Europe, pour en faire une Europe forte mais fondée sur la démocratie, la transparence et la responsabilité », a expliqué M. Ganley devant la presse. Impossible cependant d'en savoir plus sur le programme politique du mouvement. Il faudra en effet attendre le congrès de Libertas qui est annoncé pour le « printemps ». Idem pour les possibles candidats dans les différents pays membres. Libertas ne veut pas trop se lier aux partis politiques existants, mais plutôt lancer ses propres candidats issus de différents milieux politiques et philosophiques, explique M. Ganley qui n'a pas encore décidé s'il sera lui-même candidat. Il a cependant indiqué qu'il était en « discussion active » avec des gens comme Philippe de Villiers en France qu'il souhaite gagner pour sa campagne. Libertas se veut aussi un mouvement « populaire », soutenu par l'engagement volontaire et fonctionnant grâce à des dons privés des citoyens (M. Ganley a comparé son approche avec celle suivie, avec beaucoup de succès, par Barack Obama lors des élections présidentielles aux États-Unis). A cette fin, un site Internet a été lancé jeudi: http://www.libertas.eu . (H.B.)