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Bulletin Quotidien Europe N° 9802
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europÉen

Les Libéraux insistent sur le maintien des objectifs initiaux du paquet « Energie/Climat »

Bruxelles, 11/12/2008 (Agence Europe) - Nous sommes tous d'accord pour dire que les grands engagements du paquet « Énergie/Climat » (les fameux 3 X 20 d'ici à 2020, NDLR) doivent être maintenus, même s'il y a des changements au sein même des catégories, a déclaré, jeudi 11 décembre, Annemie Neyts-Uyttebroeck, présidente du parti européen des libéraux et démocrates (ELDR). Le président du groupe libéral au Parlement européen, Graham Watson, a espéré un accord politique lors de ce Conseil européen afin que les coûts supérieurs d'un éventuel désaccord ne soient pas reportés sur les générations futures. Il a estimé que la délivrance d'un trop grand nombre de permis gratuits de polluer risquait de freiner les mutations des entreprises et avoir un impact négatif sur le montant des futures enchères. Mettant en garde contre un montant trop faible d'allocations de quotas visant à financer les grands projets de captage et de stockage de carbone, il a estimé que les « 150 millions » de crédits carbone qu'offre le Conseil (le PE prévoit 350 millions) ne permettraient de financer que « deux projets pilotes ».

Sur le plan de relance économique que le Conseil européen devrait valider, les libéraux sont conscients que la responsabilité première de la relance incombe aux États membres en tant que « maîtres des outils et des moyens », a indiqué Mme Neyts-Uyttebroeck, en soulignant aussi la nécessité de maintenir des marchés ouverts. Elle n'a pas repris à son compte l'objectif chiffré de 1,5% du PIB européen mis en avant par la Commission européenne, même si le paquet budgétaire et fiscal doit être « suffisamment important pour faire la différence ». M. Watson a évoqué le fardeau qu'un accroissement de la dette fera peser sur les générations futures. Nick Clegg, leader du parti libéral démocrate britannique, a estimé que la crise économique constituait « un test pour l'Union européenne afin de montrer que l'action collective » peut répondre aux « angoisses » des citoyens européens, et que l'UE peut être synonyme de « protection ». Quant à l'accroissement du nombre de députés européens de 736 (nombre prévu par le Traité de Nice) à 754 (soit 3 de plus que ce prévoit le Traité de Lisbonne) durant la prochaine législature (voir autre nouvelle), M. Watson y a vu une méthode « très raisonnable ». (M.B.)

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