Bruxelles, 26/09/2008 (Agence Europe) - Les députés ont interpellé la Commission européenne, jeudi 25 septembre, sur la réforme en cours des écoles européennes, sur la base d'une question orale posée par la commission de l'éducation et de la culture. Rappelant que la Commission s'était engagée à réformer le système des écoles européennes Erna Hennicot-Schoepges (PPE-DE, luxembourgeoise) a interrogé le commissaire européen Siim Kallas responsable des questions administratives sur les progrès accomplis en matière de gouvernance des écoles européennes, de leur ouverture au monde extérieur et de leur capacité à accueillir des élèves ayant des besoins spécifiques. « Compte-tenu des élargissements successifs de l'UE et de la multiplication des agences et des lieux d'affectation du personnel des institutions européennes, la réforme du système n'est-elle pas urgente, voire sa transposition dans les systèmes généraux nationaux ? », s'est-elle interrogée. Elle a souligné l'urgence de faire avancer les réformes « car la perception des écoles européennes comme écoles élitistes et la distinction des élèves en catégories au sein même des écoles européennes » sont, selon elle, en contradiction avec les objectifs de cohésion sociale et de marché unique.
M. Kallas a assuré que « la réforme est une question prioritaire pour la Commission » qui a « toujours préconisé une plus grande ouverture du système des écoles européennes ». Il a indiqué qu'en avril 2008, des modalités concrètes avaient été adoptées par les autorités compétentes afin que « les écoles déjà accréditées dans les États membres (puissent) désormais enseigner le programme européen et octroyer un bac européen ». Aux États membres de prendre des initiatives pour concrétiser l'ouverture du système des écoles européennes dans leurs écoles nationales, a-t-il insisté, tout en reconnaissant que peu de pays étaient réellement intéressés à avoir des écoles européennes sur leur territoire. Il a aussi affirmé que le système multipliait ses efforts pour intégrer les enfants souffrant de handicap: au cours de l'année scolaire 2004-2005, les écoles européennes ont accueilli 2074 élèves aux besoins particuliers, contre 471 l'année précédente.
Maria Badia i Cutchet (PSE, espagnole) a interrogé M. Kallas sur le sort réservé aux assistant(e)s parlementaires, dont les enfants pourraient, selon elle, bénéficier d'une scolarité gratuite, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Des négociations sont en cours sur ce point, a répondu le commissaire. Cornelis Visser (PPE-DE, néerlandais) a regretté que les élèves des écoles européennes ne puissent pas toujours suivre un enseignement religieux dans leur propre langue. Pourquoi les enfants d'autres catégories de travailleurs sont-ils exclus de ces écoles ?, a demandé Ewa Tomaszewska (UEN, polonaise). Kathy Sinnott (IND/DEM, irlandaise) a exhorté à faire « un pas en avant » afin de pouvoir accueillir les enfants ayant des besoins spécifiques dans toutes les écoles européennes. Le PE finance un projet pilote dans ce domaine. (M.B.)