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Bulletin Quotidien Europe N° 9685
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/acp

Les APE incluant les services peuvent aggraver la baisse des stocks de poissons et la crise alimentaire au Sénégal, avertit Action Aid International

Bruxelles, 18/06/2008 (Agence Europe) - Selon Action Aid International, des accords de partenariat économique incluant les services et les investissements entre l'UE et l'Afrique de l'Ouest représentent une grave menace pour la sécurité alimentaire de millions de personnes dans un pays comme le Sénégal, en ce qu'ils permettront d'inscrire dans le marbre des règles susceptibles d'aggraver la surexploitation des ressources halieutiques par les navires européens. Invitant à dire Non à de tels accords, l'ONG appelle l'UE à favoriser le commerce régional des ressources de la pêche entre les pays d'Afrique de l'Ouest, et à encourager une meilleure gestion et conservation des stocks de poissons, ainsi que le renforcement de la surveillance des eaux territoriales

Tel est le principal message du rapport « Touche pas à mon poisson » publié le 16 juin par Action Aid International. Cette étude de terrain se concentre sur le rôle joué par les Européens dans le secteur de la pêche au Sénégal, un pays qui a suspendu en 2006 l'accord de pêche avec l'UE. Si les pays d'Afrique de l'Ouest ont refusé d'inclure un chapitre investissement dans le projet d'APE négocié, le chapitre sur les services prévoit des dispositions sur l'investissement: le droit d'établissement et la clause d'égalité de traitement entre les entreprises nationales et étrangères. Or, selon Mariono Iossa, expert en alimentation et en commerce, ce sont ces dispositions qui priveront le gouvernement sénégalais de toute possibilité de réglementer le secteur. « Les navires européens pourront en toute légalité recourir à la pratique des joint ventures avec des entreprises sénégalaises pour accroître leur contrôle sur les ressources halieutiques ». Al Hassan Cissé, coodonnateur sénégalais pour les droits alimentaires, fait observer qu'en dix ans, les espèces les plus rentables ont chuté de moitié. Cette surexploitation est d'autant plus préoccupante que le poisson représente 70 à 80% de l'apport en protéines consommées par les populations, et que le secteur de la pêche emploie directement ou indirectement 600 000 personnes (1/6ème de la population). (A.N.)

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