Bruxelles, 30/11/2007 (Agence Europe) - Frid Tounsi, le secrétaire général de « l'accord d'Agadir », structure regroupant quatre des pays arabes riverains de la Méditerranée signataires d'accords d'association (et de libre-échange) avec l'UE, a eu durant la semaine des entretiens à Bruxelles avec la Commission européenne et également avec des membres du Parlement européen et des organisations représentatives du secteur privé (Businesseurope, Eurochambres et Euratex) à Bruxelles.
Cette visite avait un double objectif. Le premier la participation, en début de semaine, à un groupe de travail spécialisé sur les mécanismes des règles d'origine et les possibilités de cumul offertes aux pays partenaires de l'UE situés dans la zone EuroMed. Le second, faire le point sur le fonctionnement de l'encore récente structure permanente de l'Accord d'Agadir (opérationnelle depuis mars 2007). Sa création est soutenue et encouragée par l'UE. Elle compte, à l'heure actuelle, quatre pays membres, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte et la Jordanie (qui abrite le siège de la structure permanente).
L'Algérie, le Liban et la Syrie et, à plus long terme la Libye, lorsqu'elle aura conclu un accord avec l'UE, en sont des membres potentiels. C'est une des deux conditions d'adhésion à cette structure, l'autre étant d'être membre de l'OMC. L'Accord d'Agadir a pour but de favoriser le développement du commerce entre les pays partenaires de l'UE dont les niveaux demeurent notoirement trop faibles. Le développement de ces flux "horizontaux" et la libéralisation des échanges croisés est considéré comme le complément indispensable à l'achèvement du projet de grande zone de libre-échange multilatérale euro-méditerranéenne dont l'aboutissement est fixé à 2010. Mais cette échéance est jugée trop proche pour pouvoir être respectée.
M. Tounsi exprime l'intention de mettre les bouchées doubles pour impliquer plus fortement le secteur privé des quatre pays membres dans cet effort de développement. Différents séminaires et ateliers sont organisés presque chaque mois dans un pays membre, avec l'aide de la Commission européenne, pour expliquer les nouvelles règles facilitant le commerce et les procédures (système pan-EuroMed des règles de l'origine) ; un grand séminaire, à haut niveau, aura lieu le 8 avril 2008 à Bruxelles pour souligner la contribution du développement des échanges commerciaux à la dynamisation des flux d'investissement. (F.B.)