Bruxelles, 30/11/2007 (Agence Europe) - Après en avoir discuté lors de leur dernière rencontre (EUROPE n° 9541), les ministres des Finances des Vingt-sept adopteront, mardi 4 décembre, des conclusions sur l'impact économique des migrations. Ce texte, dont le projet a été avalisé par le Comité de politique économique et le Comité économique et financier, sera ensuite transmis aux chefs d'Etat et de gouvernement, en vue de leur discussion sur les politiques migratoires lors du Conseil européen du 14 décembre. Le Conseil Ecofin confirmera le rôle important que le phénomène migratoire peut jouer pour augmenter le potentiel de croissance et faciliter les ajustements au sein de l'UE.
Une migration de travailleurs aussi bien hautement qualifiés que faiblement qualifiés peut « contribuer positivement au dynamisme de l'économie » selon la situation propre de chaque pays. Une politique migratoire efficace doit être alignée de près avec les besoins en matière d'emploi. Mais les gains potentiels de l'immigration dépendent largement du succès des politiques d'intégration des populations immigrées et de leurs propres efforts en ce sens, ajoutent les conclusions. Les bénéfices d'une intégration réussie des migrants, en particulier sur le marché du travail, ne doit cependant pas inciter les Etats à réduire leurs efforts dans la mise en œuvre des réformes. « L'immigration n'est pas un substitut aux réformes », insiste donc le texte. L'impact à long terme de l'immigration sur les finances publiques est « au mieux marginal », puisque le phénomène ne contribuera que modérément au financement du système de retraite par répartition. Parallèlement, les Etats membres devraient prendre en compte l'effet négatif que les migrations peuvent avoir pour les pays d'origine (ralentissement de la croissance du fait de la fuite des cerveaux notamment). (A.B.)