Bruxelles, 28/11/2007 (Agence Europe) - Le fait que les dirigeants des six principaux partis de la Bosnie-Herzégovine aient adopté, la semaine dernière, un plan d'action pour la mise en œuvre de l'« accord de Mostar » du 28 octobre sur la réforme de la police - qui reste une condition préalable à la signature de l'accord de stabilisation et d'association (ASA) avec l'Union européenne - est un signe « encourageant » qui démontre que le débat sur ce sujet crucial « semble, enfin, aller dans la bonne direction », a déclaré l'envoyé spécial de l'UE dans ce pays, Miroslav Lajcak, mardi 27 novembre devant la commission des Affaires étrangères du PE. Vu le travail qui reste encore à faire (transformation de l'accord de principe en texte législatif), M. Lajcak juge cependant « prématuré » de spéculer sur une date de paraphe ou de signature de l'ASA. Sur le plan économique, il a notamment déploré que les deux entités territoriales (la Fédération de Bosnie et Herzégovine et la Republika Srpska) et les trois communautés ethniques majeures (les Serbes, les Bosniaques et les Croates) n'aient toujours pas convenu de créer un « espace économique unique » couvrant tout le pays. (H.B.)