Bruxelles, 04/10/2007 (Agence Europe) - Le recours aux tests ADN pour prouver l'existence de liens familiaux n'est pas contraire au droit européen sur le regroupement familial, a indiqué, jeudi 4 octobre, la Commission européenne, alors qu'une vive polémique a éclaté en France sur cette question. La directive adoptée en 2003 par les gouvernements européens prévoit que pour obtenir la preuve de l'existence de liens familiaux, les Etats membres peuvent procéder à des entretiens avec le regroupant et les membres de sa famille et à toute « enquête » jugée nécessaire, a rappelé Friso Roscam Abbing, porte-parole du commissaire à la Justice, Franco Frattini. Même si le texte européen ne mentionne pas le recours aux tests ADN, « cela laisse beaucoup de liberté aux Etats membres », a expliqué le porte-parole, affirmant qu'il revenait en conséquence aux Etats le soin de définir la manière selon laquelle ils établissent le lien familial. Le Sénat français devrait adopter tard dans la nuit du 4 octobre, le projet de loi sur la « maîtrise de l'immigration » qui contient un amendement prévoyant à titre expérimental le recours à ce type de tests. Sept pays de l'UE (Autriche, Belgique, Finlande, Lituanie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni) mentionnent actuellement dans leur législation la possibilité de recourir à des tests ADN en cas d'absence de documents. La directive sur le regroupement familial a pour but de créer des normes minimales communes dans toute l'UE mais, dans les faits, les Etats disposent d'une assez grande marge de manœuvre dans l'interprétation des mesures prescrites. (bc)