Bruxelles, 04/10/2007 (Agence Europe) - L'évolution de l'épizootie de fièvre catarrhale ovine est pour le moins assez inquiétante. Selon le dernier recensement, plus de 23.500 foyers de la souche 8 du virus ont été enregistrés depuis le début de l'année 2007 dans les pays d'Europe du Nord (Belgique, Luxembourg, Allemagne, France, Pays-Bas en particulier), sans compter que l'épizootie est endémique (souche 1) dans certains pays du Sud, dont Espagne et Portugal. Les vétérinaires en chef des Etats membres de l'UE ont soutenu, mercredi 3 octobre, une proposition visant à étendre les restrictions à certaines régions de pays jusqu'alors épargnés par la « maladie de la langue bleue », dont le sud-est de l'Angleterre (Norfolk, Suffolk, Essex et Cambridgeshire) et certaines localités au Danemark et en République tchèque.
La propagation de l'épizootie n'a pas empêché le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale de voter en faveur d'un allègement des règles qui restreignent le mouvement des animaux vivant dans les régions d'Europe où sévissent des foyers de fièvre catarrhale ovine. Le projet de décision clarifie les conditions de mouvements des animaux à l'intérieur et vers l'extérieur de zones de restriction où la maladie est identifiée dans plusieurs Etats membres de l'UE. En outre, le texte communautaire permettra d'autoriser l'exportation d'animaux issus de la zone réglementée, y compris des périmètres interdits, sous réserve d'une protection de 14 jours contre l'insecte vecteur et d'un test virologique individuel avant la sortie.
Par ailleurs, de nombreux éleveurs français ont protesté le même jour contre les restrictions imposées au niveau national pour exporter de la viande vers l'Italie et l'Espagne. Chaque année, la France exporte environ 100.000 « broutards » (jeunes bovins d'un an) pour environ 1 milliard d'euros. (lc)