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Bulletin Quotidien Europe N° 9513
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/tchad

La préparation du déploiement de la force européenne au Tchad "évolue positivement", constate Javier Solana

Evora, 01/10/2007 (Agence Europe) - Evoquant à la fois les réunions de jeudi et vendredi à New York, notamment avec le secrétaire général des Nations unies et le président de l'Union africaine, Javier Solana a estimé, samedi 29 septembre à Evora, que "la situation évolue positivement pour le Soudan mais aussi pour le Tchad et la République centrafricaine". Le Haut représentant de l'UE, qui avait interrompu son séjour à New York pour rejoindre les ministres de la Défense de l'UE dans la capitale de l'Alentejo (centre du Portugal), faisait référence au déploiement de la force hybride ONU-UA (UNAMID) au Darfour et à la préparation du déploiement d'une force militaire européenne dans les régions voisines du Tchad et de la République centrafricaine.

La réunion des ministres de la Défense de l'Union a permis de faire un nouveau tour de table des possibles contributions des Etats membres à la force européenne, dont l'ossature sera française, avec un bataillon (1000 à 1500 hommes) et un quartier général d'opération installé à Paris. Le ministre français a rappelé à ses collègues que la France et le Royaume-Uni ont présenté "au nom de l'UE" la résolution 1778 adoptée, mardi 25 septembre, par le Conseil de sécurité (cette résolution comporte le mandat de la force militaire de l'UE et prévoit le déploiement d'une force de police de l'ONU de 300 hommes: NDLR). Alors que cela fait cinq ans que la communauté internationale cherche une solution pour aider les populations du Darfour, "nos hésitations font perdre à la PESD une partie de sa crédibilité", a dit Hervé Morin en appelant ses collègues à contribuer plus fortement à la constitution de cette future force européenne dont le déploiement devrait intervenir en novembre.

A ce stade, l'Irlande deviendrait le deuxième plus gros contributeur, avec un effectif de 350 militaires. Suivent la Suède (200), la Pologne (150), la Belgique (100). L'Espagne et la Roumanie envisagent de fournir des moyens de transport tactique. La Finlande et l'Autriche ont aussi souhaité participer, mais sans préciser comment. La Grèce pourrait fournir une contribution en terme de transport stratégique. Le Luxembourg a annoncé une contribution financière à hauteur de 400 000 euros. Les Pays-Bas hésitent entre une contribution à la force de l'ONU au Darfour et à celle de l'UE, réputée plus onéreuse puisque l'ONU prend en charge une partie des coûts. Le Royaume-Uni ne s'est pas manifesté et l'on connaît les réticences de l'Allemagne à s'engager dans des missions en Afrique. Le ministre Franz Josef Jung a répété que la contribution de son pays se limiterait à quelques officiers au quartier général d'opération.

La future force de l'UE et la force de police de l'ONU devront protéger quelque 400.000 réfugiés soudanais et tchadiens déplacés dans l'est du Tchad et 200.000 autres civils déracinés dans le nord de la République centrafricaine. (oj)

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