Lisbonne, 01/10/2007 (Agence Europe) - Le vice-président de la Commission européenne, Franco Frattini, a annoncé, lundi 1er octobre, son intention de proposer en février prochain une série d'initiatives, qui prendront la forme d'une communication, destinées à renforcer la sécurité des frontières extérieures de l'UE grâce aux nouvelles technologies. Ce paquet de mesures comprendra tout d'abord une évaluation du travail, mais aussi des lacunes de la jeune Agence européenne aux frontières (Frontex), qui exerce ses responsabilités depuis le 1er mai 2005. La Commission envisagera aussi les moyens de développer davantage le système européen de surveillance des frontières (Eurosur). Il sera également question de la création d'un système d' « entrée-sortie » du territoire européen, à l'image de ce que sont en train de mettre en place les Etats-Unis. Ce système permettrait notamment de connaître les personnes séjournant dans l'UE au-delà de la durée permise (trois mois pour un ressortissant d'un Etat tiers ne disposant pas de visa). La mise en place d'une autorisation électronique de voyager (Electronic Travel Autorisation - ETA), actuellement mise en œuvre par l'Australie et bientôt requise par les Etats-Unis, fera aussi partie des initiatives potentielles, tout comme le programme d'enregistrement des voyageurs qui utilise des technologies telles le scan de l'iris pour permettre aux voyageurs de se déplacer plus facilement dans les aéroports. Le renforcement des synergies entre le Système d'information Schengen de deuxième génération (SIS II) et le système d'information sur les visas (VIS) fera aussi partie des suggestions, ainsi que la proposition annoncée visant à permettre aux autorités répressives d'avoir accès à la base de données de l'UE de comparaison des empreintes digitales des demandeurs d'asile et des immigrants illégaux (Eurodac). (bc)