Strasbourg, 25/09/2007 (Agence Europe) - En adoptant, mardi 25 septembre, le rapport d'initiative de la Danoise Britta Thomsen (PSE) sur la Feuille de route pour les énergies renouvelables dont la Commission européenne doit remettre un projet d'ici la fin de l'année, le Parlement européen a soumis ses exigences avant que la Commission ne propose un cadre législatif pour respecter l'objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de l'UE d'ici à 2020 validé par le Conseil européen de mars dernier. Convaincu qu'un cadre légal spécifique est nécessaire pour atteindre les objectifs relatifs à une utilisation accrue des énergies renouvelables, le PE soutient et renforce la proposition de la Commission d'inscrire la part des renouvelables (dans la consommation énergétique totale de l'UE) à l'intérieur des plans d'action nationaux (PAN) des Etats membres. En outre, il soutient une approche modulable en fonction des secteurs fixant des objectifs spécifiques dans les domaines de l'électricité (au moins 32% d'ici 2020), du chauffage/refroidissement (heating and cooling) et du transport, et demande l'introduction de mesures fortes pour promouvoir l'usage des renouvelables dans le secteur du chauffage/refroidissement. S'il souligne l'importance de la participation de tous les Etats membres à la réalisation de l'objectif de 20%, le PE considère néanmoins que chacun d'entre eux devrait être en mesure de décider librement et selon ses particularités quelles sources d'énergie renouvelables prendre en compte dans son plan national. Il souhaite également que les PAN soient divisés en étapes et que la Commission définisse des objectifs à moyen terme régulièrement soumis à des révisions pour qu'il soit possible d'agir avant 2020 si un Etat membre ne satisfait pas à ses obligations. Enfin, le PE accorde, bien entendu, une place importante à l'usage et à la promotion des biocarburants tout en soulignant qu'un juste équilibre devrait être recherché entre la production agricole de carburants et celle destinée à l'alimentation. Dans ce contexte, il soutient l'objectif contraignant de 10% de biocarburants dans la consommation de carburants dans les transports de chaque Etat membre, pourvu que ces carburants soient issus de procédés durables. (eh)