Bruxelles, 25/09/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne présentera le 13 novembre sa proposition pour améliorer la concurrence dans le secteur des télécommunications. Parmi les mesures, la commissaire Viviane Reding, en charge de la société de l'information, proposera une séparation fonctionnelle des réseaux de télécommunications (c'est-à-dire la séparation entre les services et les réseaux) et la création d'un régulateur européen qui coordonnera les politiques nationales. La Commission a expliqué mardi, par la voix de la porte-parole Pia Ahrenkilde, que cette initiative s'inscrit dans la stratégie globale de l'Union européenne de créer un marché intérieur favorable aux entreprises et aux consommateurs. Répondant à une question à propos d'éventuelles tensions entre Mme Reding, d'une part, et les commissaires Neelie Kroes (concurrence) et Günter Verheugen (industrie), d'autre part, elle a souligné que les discussions entre commissaires sont « parfaitement normales » lors de la discussion de nouvelles propositions législatives. Des rumeurs font état, en effet, de dissensions entre les trois commissaires. Mme Kroes et M.Verheugen estimeraient que la séparation fonctionnelle entraînera davantage de bureaucratie et pourrait contraindre les opérateurs à différer leurs investissements dans la fibre optique (une opinion partagée par les opérateurs télécoms qui ont déjà fait part à la Commission de leurs craintes, NdlR). La création d'une autorité européenne de régulation des communications électroniques serait, d'autre part, source de « confusion », selon eux. Le porte-parole de Mme Reding, Martin Selmayr, a répliqué que la Commission gardait à l'esprit l'objectif de réduire la bureaucratie. Il a expliqué que, pour stimuler l'entrée de nouveaux opérateurs dans le secteur, Mme Reding favorise la séparation des réseaux et des services mais sans forcer vers une séparation patrimoniale (ownership unbundling). L'objectif reste d'approfondir le processus de libéralisation initialisé dans la majeure partie des Etats membres depuis des années, en facilitant l'accès aux réseaux des opérateurs dominants, avec pour conséquence une stimulation des services transfrontaliers et une amélioration de la coordination entre les régulateurs nationaux, a conclu
M. Selmayr. (il)