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Bulletin Quotidien Europe N° 9499
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/marche interieur

Pour M. McCreevy, la révision du marché intérieur n'initiera pas une nouvelle salve de propositions législatives

Bruxelles, 11/09/2007 (Agence Europe) - La révision de la stratégie du marché intérieur débouchera-t-elle sur le lancement d'initiatives législatives ? « Seulement lorsque cela est absolument nécessaire », a déclaré Charlie McCreevy, convaincu que « faire moins, c'est faire plus ». Intervenant lundi 10 septembre à Thun (Suisse) dans le cadre du cycle de conférences organisé par le think tank « Wolfsberg » appartenant à la banque suisse UBS AG, le commissaire européen chargé du marché intérieur a préconisé d'identifier les domaines d'activités à fort potentiel - tels que « l'énergie, les technologies d'information, la protection des consommateurs, la santé, la recherche et le développement, (…) les services de paiement, la banque de détail ou les assurances » - et pour lesquels « peu d'action peut produire un bénéfice énorme ».

M. McCreevy souhaite également focaliser son attention sur « la gestion du marché intérieur » et notamment l'élaboration d'un nouveau mode de gouvernance - plus décentralisé et reposant davantage sur des réseaux - de manière à favoriser une appropriation du marché intérieur à la fois par les institutions européennes et par les États membres. « Bruxelles ne peut produire seule des résultats pour ce projet », a-t-il estimé. Il a appelé à la création d'un « partenariat avec les États membres à tous les niveaux: lors de l'élaboration des politiques, lors de la mise en œuvre des règles sur le terrain, lors de la définition de moyens de recours et de résolution des problèmes pour les citoyens ne pouvant exercer leurs droits ».

Le commissaire européen a par ailleurs évoqué « la dimension internationale » du marché intérieur. « Il est clair que nous devons repositionner le marché intérieur. L'attention doit passer d'une phase consistant à lever les frontières internes à une autre qui fasse (du marché intérieur), d'une part, un tremplin à l'international pour les entreprises européennes et, d'autre part, un endroit attractif pour les investissements étrangers ». Et d'évoquer les dialogues menés avec « les États-Unis, le Japon (…) la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil », pays tiers avec lesquels des dialogues réglementaires doivent s'ouvrir ou s'approfondir. Selon M. McCreevy, ce type de dialogue fournit l'occasion de démontrer aux citoyens que le marché intérieur n'est pas « le cheval de Troie de la mondialisation » dans la mesure où l'Europe est un acteur influençant la scène internationale. « Si, par exemple, l'UE adopte de nouvelles normes environnementales pour les voitures, tous les fabricants du monde devront les respecter. Il y a donc une bonne chance pour que les normes européennes deviennent des normes planétaires », a-t-il dit. (mb)

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