Bruxelles, 11/09/2007 (Agence Europe) - Imposées au début du mois d'août, puis en partie levées quinze jours plus tard, les mesures communautaires de protection contre la fièvre aphteuse apparue au Royaume-Uni ont été mises à jour, mardi 11 septembre, par les experts vétérinaires des Etats membres de l'UE. Par ailleurs, le Royaume-Uni a indiqué que des négligences commises au sein de l'Institut de la santé animale (IAH) de Pirbright semblaient être à l'origine des cas de fièvre aphteuse découverts dans deux fermes du comté de Surrey (sud-est de l'Angleterre).
Le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale a soutenu une décision autorisant encore la Grande-Bretagne à exporter dans d'autres Etats membres de l'UE du bétail et des produits d'origine animale. Toutefois, pour que les autres Etats membres de l'UE ne perdent pas leur statut commercial et international de région sans fièvre aphteuse, l'embargo va subsister encore un petit temps (jusqu'au 10 novembre) sur les animaux et les viandes situés dans les zones de surveillance établies dans le Surrey (où les foyers étaient apparus).
La Commission européenne note avec satisfaction qu'aucun nouveau foyer de cette épizootie n'est survenu depuis les deux cas enregistrés au début du mois d'août dans le comté de Surrey. Lors de la réunion du comité permanent, le vétérinaire britannique a indiqué que l'apparition de la fièvre aphteuse semble s'expliquer par des failles dans les mesures de biosécurité sur le site de Pirbright où sont situés les laboratoires spécialisés dans l'analyse de la fièvre aphteuse. Les deux exploitations contaminées par cette épizootie sont situées non loin des laboratoires de Pirbright. La Commission a annoncé, dans ce contexte, qu'elle allait conduire des inspections à Pirbright et dans d'autres centres de l'UE spécialisés dans l'étude de la fièvre aphteuse. (lc)