login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9499
Sommaire Publication complète Par article 23 / 35
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/education

La mobilité des étudiants reste faible, note Eurydice dans son rapport sur les chiffres clés de l'enseignement supérieur en Europe

Bruxelles, 11/09/2007 (Agence Europe) - L'enseignement supérieur en Europe connaît de profondes mutations, notamment en vue de la création d'un Espace européen de l'enseignement supérieur d'ici 2010 (processus de Bologne). Ces changements interviennent dans le droit fil des objectifs de Lisbonne révisés pour faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde. Telle est la conclusion du rapport nouvelle mouture sur « les chiffres clés de l'enseignement supérieur en Europe » que publie, ce mercredi 12 septembre, le réseau d'information sur l'éducation Eurydice, sous l'égide de la Commission européenne. Cette nouvelle édition présente la situation pour l'année 2005/2006 en Europe (les 27 Etats membres, les trois pays de l'AELE/EEE et la Turquie) et s'appuie sur les données récoltées par Eurydice et l'Office statistique Eurostat. Outre des informations détaillées sur l'évolution du financement et de la participation dans l'ensemble de l'enseignement supérieur, le rapport s'intéresse à la question de la dimension sociale et la mobilité des étudiants que la Commission voudrait voir se développer plus amplement. Il montre, à cet égard, que d'importants efforts restent à faire en matière de mobilité internationale et met en évidence la diversité des politiques mises en œuvre par les différents pays européens, en fonction du contexte social et économique dans lequel elles s'inscrivent, pour faire face au défi commun lié à la dimension sociale de l'enseignement supérieur. Voici les principales lignes directrices du rapport:

Financement. L'enseignement supérieur est largement organisé et financé par le secteur public. Il accueille plus de 70% des étudiants dans l'UE. Le secteur privé non subventionné est quasi absent sauf à Chypre, en Pologne, au Portugal et en Roumanie. En matière de ressources en personnel académique, celles-ci varient du simple au triple: on compte en moyenne une dizaine d'étudiants par enseignant en Slovaquie, Finlande, Suède et Islande alors que ce ratio s'élève à plus de 25 en Grèce et en Slovénie. Il s'avère à ce sujet que le montant des dépenses par étudiant est globalement plus faible dans les pays où le nombre d'étudiants par enseignant est le plus élevé et vice versa. Quatre pays font exception: Bulgarie, Lituanie et Slovaquie qui ont moins de quinze étudiants par enseignant et qui ont des dépenses d'enseignement parmi les plus faibles ; et le Royaume-Uni qui, à l'inverse, malgré un ratio de 18 étudiants par enseignant, a les dépenses parmi les plus élevées.

Participation des étudiants. L'accès aux études à temps plein pour une première qualification peut être considéré comme gratuit dans une douzaine de pays. Quatorze pays demandent une contribution aux coûts d'enseignements à leurs étudiants. Dans la plupart d'entre eux, les montants annuels varient entre 200 et 1000 euros SPA (Standard de pouvoir d'achat). Quinze pays montrent, en outre, leur volonté de limiter la durée des études en imposant des contributions majorées en cas de prolongement des études.

Aides financières. Dans la plupart des pays où des contributions privées existent, les autorités publiques offrent des possibilités d'exemption ou de réduction des frais, généralement au prorata des revenus des parents de l'étudiant. Dans quelques pays, les aides aux contributions prennent la forme de bourses et/ou de prêts dont le maintien est souvent lié à la réussite dans les études. Les montants des prêts sont généralement plus élevés que ceux des bourses et varient entre 1500 et 4500 euros SPA par an, sauf au Danemark, au Luxembourg et en Autriche où ils sont plus élevés. Parmi les 22 pays qui disposent de logements à prix réduit pour les étudiants, sept seulement (Bulgarie, Allemagne, France, Chypre, Lituanie, Roumanie et Turquie) ont fixé un maximum (compris entre 61 et 338 euros SPA). Les places sont très limitées et seulement 15% des étudiants peuvent y accéder en moyenne sauf en Bulgarie (24%) et en Hongrie (22%). Dix-huit pays prolongent les aides aux parents d'étudiants en cas d'études supérieures, sous forme d'allocations familiales et/ou d'avantages fiscaux. La Bulgarie, l'Espagne, Malte, la Roumanie et le Royaume-Uni et les pays nordiques ne prolongent aucun des deux dispositifs d'aide, alors que les Pays-Bas et l'Irlande le font dans des circonstances spéciales.

Mobilité. En dehors des programmes communautaires, les étudiants qui effectuent tout ou partie de leurs études dans un autre pays européen restent très peu nombreux (moins de 2%). Il s'agit surtout d'étudiants masculins et d'étudiants en doctorat. Les Chypriotes (55%), Islandais (15,5%) et Liechtensteinois (34%) sont les plus mobiles en raison d'une offre d'enseignement moins développée dans leur pays. A l'inverse, les Espagnols, les Polonais (1,2% chacun) et les Britanniques (0,6%) sont les moins mobiles. Ils ne se répartissent pas uniformément dans tous les pays, certains (Belgique, Autriche et Royaume-Uni) en accueillant nettement plus. Presque tous les pays offrent des aides à la mobilité mais elles sont rarement octroyées sans restriction, la condition de poursuite du programme débuté étant la condition la plus souvent exigée.

Doctorats. Les docteurs restent très minoritaires dans la société, de manière générale (moins de 1% de la population âgée de 25 à 64 ans). On note une prédominance des sciences et des technologies (39% des doctorants) et une forte prédominance masculine.

Le rapport est disponible sur le site d'Eurydice (http: //http://www.eurydice.org ). (il)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES