Bruxelles, 07/09/2007 (Agence Europe) - Les ministres de l'Energie et de l'Environnement des vingt pays les plus gros consommateurs d'énergie - les nations industrialisées du G8 et les grandes économies émergentes - se retrouvent du 9 au 11 septembre à Berlin pour une nouvelle session du « dialogue de Gleneagles sur le changement climatique ».
Cette réunion ministérielle sur le changement climatique, l'énergie propre et le développement durable est la troisième du genre à s'inscrire dans le cadre d'un dialogue informel inauguré entre les pays les plus industrialisés de la planète et le Brésil, la Chine, l'Inde, le Mexique et l'Afrique du Sud pour débattre d'idées novatrices et de nouvelles mesures pour s'attaquer au changement climatique et veiller à la mise en œuvre du Plan d'action de Gleneagles, adopté en juillet 2005 lors du sommet du G8 en Ecosse (EUROPE n° 8987). Les ministres auront en ligne de mire le lancement formel des prochaines négociations internationales (Bali- 3-14 décembre) qui, sous l'égide des Nations Unies, doivent viser la conclusion (en 2009 comme l'espère l'UE) d'un accord sur un régime global de lutte contre le changement climatique au-delà de 2012, quand aura expiré le Protocole de Kyoto.
Andris Piebalgs, Commissaire européen à l'Energie et Mogens Peter Carl, Directeur général de l'Environnement à la Commission, représentant le Commissaire Stavros Dimas (empêché pour des raisons de santé) participeront à ce dialogue. Ce sera l'occasion, pour Andris Piebalgs, de lancer une nouvelle plate-forme pour la coopération internationale en matière d'efficacité énergétique, conformément à ce qu'a demandé le Conseil européen de mars. Cette plate-forme aurait pour vocation d'aider à la réalisation des objectifs du plan d'action de Gleneagles - appuyer le développement de technologies propres et mettre en place un environnement stable et transparent pour l'investissement du secteur privé à large échelle - et ouvrirait la voie à un nouveau modèle de coopération systématique entre pays développés et pays en développement. A ce titre, elle constituerait un instrument complémentaire à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
La précédente session de ce dialogue informel avait été accueillie en juin dernier en Suède (EUROPE n° 9443), au lendemain du sommet du G8 de Heiligendamm sous Présidence allemande. La ministérielle de Berlin précédera la réunion à laquelle les Etats-Unis convieront, à l'automne, les quinze pays les plus gros contributeurs au réchauffement planétaire, et la réunion de haut niveau sur le changement climatique qu'organisera le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, le 24 septembre à New York, pour donner l'impulsion politique nécessaire à des avancées à Bali. (an)