Bruxelles, 12/07/2007 (Agence Europe) - La France demande le « rétablissement d'un quota limité dès le deuxième semestre 2007 pendant une période de trois mois » pour la pêche à l'anchois dans le Golfe de Gascogne, a annoncé dans un communiqué, jeudi 12 juillet, le ministre français de la Pêche, Michel Barnier. Il précise que cette réouverture serait « accompagnée d'un système d'observation et de contrôle spécifique ».
Cette annonce survient au lendemain d'un dîner, à Madrid, entre M. Barnier et son homologue espagnole, Elena Espinosa, à l'issue duquel aucun accord sur ce sujet qui divise les deux pays n'a été trouvé. La France demande la reprise de l'activité, qui est interdite depuis juillet 2006, alors que l'Espagne préfère suivre l'avis des scientifiques européens qui ont recommandé de maintenir la pêche fermée pour protéger le stock qui peine à se reconstituer (EUROPE n°9459). « Pour la Commission (européenne), cette réouverture doit être facilitée par un accord préalable entre la France et l'Espagne », reconnaît le ministère français de la Pêche. La Commission européenne, qui avait annoncé son intention d'attendre un possible accord entre Paris et Madrid avant de prendre une décision finale, devrait se prononcer prochainement sur ce dossier, dans un délai qui n'a pas été fixé. Pour la France, « la concertation sur l'ouverture partielle de la pêche se poursuit désormais avec la Commission européenne pour rechercher un accord qui permettrait aux professionnels de la pêche d'exercer leur activité tout en protégeant la ressource ».
Le Premier ministre français, François Fillon, a évoqué ce sujet le 11 juillet avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. « M. Barroso a expliqué que la Commission examinerait les nouveaux éléments soumis par la France à la lumière des preuves scientifiques », a dit le porte-parole de la Commission, ajoutant que « le préalable à toute modification de la situation est bien évidemment l'analyse scientifique ». En d'autres termes, les suggestions de la France sur la réouverture partielle de la pêche à l'anchois devront être examinées par le comité scientifique, technique et économique et de la pêche (CSTEP). Ensuite, la Commission prendra une décision. (lc)