Luxembourg, 06/06/2007 (Agence Europe) - Le Conseil des gouverneurs de la Banque européenne d'investissement (BEI), qui est composé des ministres des Finances des 27 États membres de l'UE, a tenu le 5 juin sa séance annuelle à Luxembourg. À cette occasion, Philippe Maystadt, président de la BEI, a dressé le bilan des évolutions majeures qu'a connues l'activité de la Banque en 2006 ainsi que des secteurs où les progrès stratégiques ont été les plus marquants. Il a également soumis au Conseil des gouverneurs, qui l'a approuvé, un programme détaillé visant à renforcer la contribution de la BEI aux politiques de l'UE en matière d'énergie et de changements climatiques.
La BEI a fait de la promotion d'une « énergie durable, compétitive et sûre » l'un des objectifs prioritaires de son Plan d'activité pour 2007-2009. En 2006, ses financements dans le secteur énergétique dans l'UE ont atteint 3 milliards d'euros, dont 456 millions ont été consacrés à des investissements ayant trait aux énergies renouvelables. Pour 2007, l'objectif de prêt en faveur de projets énergétiques dans l'UE a été porté à 4 milliards d'euros, dont quelque 600 à 800 millions devraient être consacrés aux énergies renouvelables.
Les questions relatives à l'énergie et aux changements climatiques ont fait l'objet d'une grande attention de la Banque. Suite à l'adoption par le Conseil européen, en mars 2007, du Plan d'action 2007-2009 à l'appui de la politique énergétique de l'UE et à la fixation de nouveaux objectifs en matière d'énergies renouvelables, d'efficacité énergétique et de réduction des gaz à effet de serre, la BEI a défini des mesures spécifiques pour renforcer encore sa contribution dans ces domaines clés. Parmi ces mesures: - un nouvel accroissement de l'activité de prêt en faveur de projets ayant trait aux énergies renouvelables ; les objectifs qui avaient été fixés en la matière (600 à 800 millions d'euros) sont désormais considérés comme des niveaux minimums ; - l'augmentation de la part que représente le financement de la BEI dans le coût total d'un projet, qui sera portée à 75 % pour les projets relatifs aux énergies renouvelables, notamment ceux qui reposent sur des technologies émergentes, et pour les investissements contribuant de manière significative à l'efficacité énergétique ; - la mise à jour des critères de sélection pour les technologies relatives aux énergies renouvelables ; - l'élaboration de nouveaux instruments financiers, notamment des prêts-cadres pour le financement d'investissements de petite dimension, et le recours à des financements structurés et à des fonds d'investissement ; - l'examen systématique des questions d'efficacité énergétique dans le cadre de l'instruction des projets à financer par la Banque.
En outre, les gouverneurs ont approuvé une série de critères d'évaluation pour le financement de centrales électriques alimentées au charbon et au lignite, afin de garantir que toute utilisation de combustibles riches en carbone dans le cadre de projets financés par la BEI demeure compatible avec les objectifs généraux fixés en matière d'émissions de gaz à effet de serre.
Dans le cadre de cette même proposition et afin de renforcer encore la promotion des projets énergétiques dans les pays voisins de l'UE, dans les pays ACP, en Afrique du Sud, en Amérique latine et en Asie, les gouverneurs ont avalisé la mise en place d'une enveloppe spécifique de 3 milliards d'euros pour l'octroi de prêts sur les ressources propres de la BEI. Cette enveloppe sera disponible jusqu'à la fin de 2013. (ol)