Bruxelles, 02/05/2007 (Agence Europe) - Monseigneur Noël Treanor, secrétaire général de la Commission des Episcopats de la Communauté européenne (COMECE), a exprimé sa déception après la première lecture du Parlement européen sur le règlement concernant l'autorisation centralisée de mise sur le marché des médicaments de thérapie innovante (EUROPE n° 9414). « En matière de questions éthiques fondamentales touchant l'inviolabilité et la dignité de la vie humaine, il est absolument nécessaire que la souveraineté des Etats membres soit respectée et qu'elle ne soit pas entravée par l'application de règlements sur l'établissement du marché intérieur », affirme cet évêque qui reconnaît néanmoins les avantages importants du projet de règlement pour les patients européens et pour la compétitivité européenne et salue, en ce sens, cette initiative sur le fond. Le prélat souligne cependant que le règlement est souvent employé pour attiser les espoirs et attentes des patients sans qu'ils soient appuyés par des résultats scientifiques: « Le communiqué de presse du Parlement européen du 25.4.2007 affirme notamment que les thérapies innovantes ont un potentiel énorme pour le traitement de maladies telles qu'Alzheimer. Attiser ainsi sans nuance les espoirs de personnes malades et désespérées est irresponsable. A notre connaissance, il n'y a pas encore de piste scientifique permettant d'envisager qu'une maladie dégénérative comme Alzheimer pourrait être soignée. » Mgr Treanor insiste sur le fait que le règlement proposé, qui instaure une procédure européenne commune d'autorisation pour les thérapies innovantes, ne doit pas uniquement garantir les standards de qualité et de sécurité, mais également les principes éthiques fondamentaux qui font l'objet d'un large consensus au sein de l'UE. Il regrette par conséquent que, lors du vote en plénière sur le rapport de M. Mikolášik, tous les amendements visant à garantir des principes éthiques fondamentaux aient été rejetés.
A l'inverse, les associations de patients, parmi lesquelles EURORDIS, qui fédère les associations nationales consacrées à la lutte contre les maladies rares, saluent le vote du Parlement européen et remercient chaleureusement les députés Roth-Behrendt, Ries et Adamou pour les efforts réalisés pour rétablir le résultat de la négociation informelle entre le Parlement, la Commission et le Conseil.
Les associations industrielles du secteur pharmaceutique (EFPIA) et des biotechnologies (EUROPABIO et EBE) ont également salué le vote du Parlement en première lecture qui ouvre la voie à une adoption rapide de la version définitive du règlement. (oj)