Bruxelles, 30/04/2007 (Agence Europe) - La Présidence allemande s'est félicitée, dans un communiqué, des progrès réalisés sur la voie de la création du futur Institut européen de technologie (IET), lors de la réunion informelle consacrée à la compétitivité, le 27 avril à Würzburg.
Le document de compromis au sujet de l'IET présenté par la Présidence allemande du Conseil a obtenu un grand soutien de la part des ministres, indique ce communiqué. En raison de la recherche excellente de ce qu'il est convenu d'appeler les communautés de la connaissance et de l'innovation (CCI), il va être possible d'améliorer durablement la capacité d'innovation de l'Europe en unissant ses forces et de renforcer le triangle de l'éducation, de la recherche et de l'innovation, ont souligné de nombreux participants à la conférence. Selon une estimation de plusieurs Etats membres, l'IET et, par conséquent aussi, les CCI devraient bénéficier de la plus grande autonomie possible lors de leurs travaux. Dans ce contexte, ils se sont félicités du concept d'un agenda de l'innovation stratégique qui est appelé à garantir une influence à long terme et modérée du Conseil, du Parlement et de la Commission sur l'orientation stratégique de l'IET.
Les Etats membres ont été unanimes à reconnaître que l'IET doit se composer de réseaux qui puissent se développer en partenariats. Ces réseaux seraient constitués par des universités, des centres de recherche et des entreprises ainsi que par d'autres acteurs issus des domaines de l'éducation et de l'innovation. Il est aussi apparu clairement que les premières communautés de la connaissance et de l'innovation doivent être constituées afin de garantir une réalisation rapide de l'IET. Cela reste l'objectif de la Présidence allemande du Conseil de parvenir encore, d'ici à la fin juin 2007, à une décision de principe favorable à la création de l'IET.
Un nombre important d'Etats membres s'est félicité de la proposition, soumise par la Commission, de faire de la recherche sur le climat et l'énergie l'une des priorités durant la première phase de l'IET. En outre, de nombreux ministres ont préconisé, pour les premières CCI, d'autoriser d'autres catégories de thèmes qui devraient être définies par le futur conseil d'administration de l'IET.
Lors des débats, il est aussi apparu en toute clarté que l'IET ne pourra réellement connaître le succès que si le financement des réseaux est assuré à long terme. A ce point de vue, les participants ont été unanimes à déclarer que l'économie doit participer de façon substantielle au financement des CCI. Mais, en outre, les Etats membres attendent une profession de foi sans ambiguïté de la Commission au sujet du financement. "Il est maintenant décisif que la Commission présente le plus rapidement possible une proposition de financement convaincante et concrète", a déclaré la ministre fédérale de l'Education et de la Recherche Annette Schavan. Pour la phase initiale, un budget de 308 millions d'euros est envisagé. Cette somme devrait être complétée par des financements provenant du secteur privé. (oj)