Bruxelles, 29/03/2007 (Agence Europe) - La commission des affaires étrangères a adopté mardi par 47 voix pour, 6 contre et 2 abstentions, le rapport d'Elmar Brok (PPE-DE, Allemand) sur la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) en 2005. La PESC devrait cibler un nombre limité de domaines qui soient liés aux souhaits et préoccupations des citoyens et à leurs attentes quant au rôle qui devrait être celui de l'UE sur la scène internationale, comme la lutte contre la pauvreté, la sécurité énergétique, la promotion de la démocratie et la lutte contre le terrorisme, observent les députés. Le rapport, qui sera voté lors de la mini-plénière début mai, plaide aussi pour la mise en œuvre de certains aspects contenus dans le Traité constitutionnel, notamment une clause d'assistance mutuelle, une Académie diplomatique européenne, etc.
Les députés regrettent par ailleurs que la quantité de représentants spéciaux de l'UE, dont l'article qui leur est consacré au sein du chapitre sur le budget de la PESC ne limite en rien la prolifération, affaiblisse le rôle des délégations de la Commission sur le terrain. Alors que les Etats membres qui envoient des troupes dans le cadre d'opérations de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) en supportent les coûts, les députés estiment aussi qu'un financement direct du budget communautaire pourrait les inciter à s'engager plus facilement dans ce type de missions. Le rapport souhaite enfin que le PE soit consulté plus régulièrement par le Conseil sur la PESC et qu'il bénéficie de la possibilité de nommer et de démettre notamment le coordinateur de lutte anti-terroriste de l'UE ou les directeurs de SitCen (Centre de situation conjoint pour le renseignement), du centre satellitaire de l'UE et d'Eurojust. (ab)