Bruxelles, 29/03/2007 (Agence Europe) - Une délégation du Parlement irakien s'est exprimée mercredi devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen, plaidant notamment pour un soutien moral et matériel de l'UE en faveur de la reconstruction du pays. Le président de la délégation irakienne, Hamid Moussa, secrétaire général du comité central du Parti communiste irakien, a expliqué que le défi de l'Irak est maintenant de rétablir les institutions publiques, de reconstruire l'armée tout en menant des réformes économiques pour mieux exploiter les ressources pétrolières. L'Irak doit attirer des investissements étrangers et assurer une distribution des revenus entre les provinces irakiennes et l'administration centrale du nouvel Etat fédéral irakien, a souligné M. Moussa. Il a également réaffirmé le rôle que joue l'UE et la nécessité d'avoir des relations solides avec le PE. La condition de la femme en Irak a été évoquée par la Britannique Baroness Nicholson of Winterbourne (ADLE) qui a plaidé pour que le statut parlementaire de la femme - le Parlement irakien est aujourd'hui composé de 25% de femmes - soit étendu à l'ensemble de la société irakienne. L'Allemand André Brie (GUE/NGL) a insisté sur l'abolition des crimes d'honneur. Mme Shatha Abdul Razak, membre de la délégation irakienne, estime elle aussi qu'il faut défendre les droits civils de la femme mais elle a nié, avec vigueur, l'existence de crimes d'honneur dans l'islam. Quelle implication aurait un retrait des troupes étrangères stationnées actuellement en Irak, ont voulu savoir l'Espagnol José Ignacio Salafranca (PPE-DE) ainsi que les Britanniques Richard Howitt (PSE) et Geoffrey Van Orden (PPE-DE). M. Moussa a affirmé que parler d'un retrait des troupes étrangères serait un « appel au chaos », selon un communiqué de presse du Parlement européen. (hb)