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Bulletin Quotidien Europe N° 9368
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/economie

Des perspectives de croissance en hausse pour 2007

Bruxelles, 16/02/2007 (Agence Europe) - La Commission a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la zone euro et l'UE à 27, tablant sur des augmentations du PIB de respectivement 2,4% et 2,7% (contre 2,1% et 2,4% précédemment). Présenté vendredi, cet exercice intermédiaire à ses prévisions saisonnières confirme aussi la bonne tenue de l'économie en 2006, avec des chiffres de croissance de 2,9% dans l'UE et de 2,7% dans la zone euro. Ces projections, qui se basent sur les sept plus grandes économies européennes (Allemagne, France, Italie, Espagne et Pays-Bas, représentent ensemble 85% de l'économie de la zone euro, et, en ajoutant le Royaume-Uni et la Pologne, 80% de l'économie des Vingt-sept), s'intéressent aussi à l'évolution des prix. L'année prochaine, le taux d'inflation devrait finalement être de 1,8% dans la zone euro et de 2% dans l'UE, des chiffres en baisse de 0,3 points de pourcentage par rapport aux prévisions d'automne (EUROPE n° 9300).

« L'économie européenne s'est remarquablement comportée en 2006 et devrait poursuivre une croissance rapide en 2007 », a ainsi souligné devant la presse le Commissaire chargé des affaires économiques et monétaires. « Il ne s'agit pas seulement d'une situation conjoncturelle favorable, c'est également le signe d'une plus grande capacité d'adaptation de l'économie européenne et la preuve que les réformes économiques déjà réalisées en valaient la peine », s'est félicité Joaquin Almunia. Les chiffres du chômage s'en ressentent, avec un taux annuel de 7,8% pour la zone euro en décembre dernier, soit le niveau le plus bas depuis plus d'une décennie, a-t-il ajouté. Nous avons dès lors « tout lieu d'être heureux » des chiffres de l'année dernière, où « les différentiels de croissance entre les différentes économies européennes se sont réduits ». Locomotive de la croissance, « la demande interne s'est raffermie », indique-t-il, en observant que désormais la consommation privée y contribue tout autant que les investissements. Pour 2007, les indicateurs de confiance sont à la hausse malgré l'impact de la TVA en Allemagne, qui, s'il est « moins important qu'escompté », doit néanmoins être pris en compte. Dans le pays d'abord, puisqu'au premier trimestre de cette année, l'Allemagne devrait enregistrer une baisse du PIB de -0,5%, mais aussi au plan régional, puisque la croissance de la zone euro ne devrait atteindre que 0,3% lors des trois premiers mois de l'année. Pour le reste de l'année en cours, la croissance trimestre après trimestre, toujours tirée par la demande interne, tournera autour de 0,6% dans les deux zones, prédit la Commission.

En 2006, le niveau des prix est resté le même que l'année précédente dans les deux zones, à 2,2%, mais il aura été de seulement 1,5% si l'on exclut les prix de l'énergie et ceux des produits alimentaires non transformés, ce qui montre que les effets indirects de l'augmentation de prix du pétrole et les effets de second tour ont été limités. Cette année, l'inflation sera « moindre que prévue », ce qui « contribuera à augmenter le revenu disponible » et justifie donc la vigilance préconisée par la BCE du côté des salaires (EUROPE n° 9362), a précisé le Commissaire Almunia. Une révision à la baisse des anticipations inflationnistes qui s'explique par des estimations de prix du pétrole moins élevées qu'en novembre (59,9 dollars le baril contre 66,6 dollars) et par le plus faible impact de la hausse de la TVA en Allemagne. Et de rappeler que « des augmentations de salaire qui correspondent à l'évolution réelle de la productivité sont tout à fait normales », mais que les difficultés surviennent lorsqu'ils vont au-delà, risquant d'entraîner des décisions monétaires plus « restrictives ».

Après un certain ralentissement au premier trimestre, la croissance devrait s'accélérer en Allemagne pour atteindre 1,8% en 2007, au lieu de seulement 1,2% selon les prévisions d'automne. Des résultats encore plus favorables que prévus en Espagne aussi, avec 3,7% de croissance, contre 3,4% précédemment. La France connaîtra une demande interne « vive mais pas suffisamment » pour compenser une évolution du secteur extérieur moins favorable que prévu, a expliqué M. Almunia. « Un peu optimistes » en novembre, les anticipations de croissance passent donc de 2,2% à 1,9% pour 2006 et de 2,3% à 2,2% pour 2007. En Italie, le PIB devrait augmenter de 2%, soit 0,6 points de pourcentage de plus que lors des dernières prévisions. En dessous de la moyenne de la zone euro, il s'en rapproche davantage que par le passé, a insisté le Commissaire. Les Pays-Bas devraient enregistrer une croissance de 2,8% en 2007 (contre 2,9% auparavant), avec « une demande interne très soutenue » en raison des améliorations nettes sur le marché de l'emploi. De 6% cette année, la croissance en Pologne dépasse largement les attentes (4,7%). Elle est le fruit des bons résultats dans tous les domaines (consommation, investissement, secteur externe), de sorte que Varsovie devrait avoir « moins de difficulté à corriger son déficit » (d'ici fin 2007), a répété M. Almunia (EUROPE n° 9361). « Toujours dans une situation très avantageuse », le Royaume-Uni devrait connaître une hausse de ses activités économiques de 2,7% (au lieu de 2,6%). « Les risques me semblent bien équilibrés, que ce soit sur le volet interne ou volet externe », a-t-il enfin estimé. (ab)

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