Strasbourg, 16/02/2007 (Agence Europe) - En adoptant, le 15 février, le rapport de Cristobal Montoro Romero (PPE-DE, Espagne) consacré aux activités de la Banque européenne d'investissement (BEI) en 2005 - après un débat en présence de son président Philippe Maystadt -, les députés ont apporté un large soutien au travail effectué par celle-ci cette année-là.
Le rapport Montoro Romero félicite en particulier la BEI pour la transparence accrue dans l'information mise à disposition du public et pour l'amélioration des systèmes de contrôle, mais il met aussi en doute le niveau de ressources dont dispose la Banque pour contribuer à la réalisation des objectifs de Lisbonne. Rappelant par ailleurs que, dans la nouvelle stratégie de la BEI, adoptée en 2005, la promotion de la cohésion économique et sociale à l'intérieur de l'UE demeure la mission principale de la Banque, le Parlement demande que ses activités dans ce domaine soient « centrées sur les régions les plus en retard de développement ». Les députés demandent aussi instamment à la Banque d'accroître ses efforts de financement au titre de l'initiative « Innovation 2010 ». Le Parlement se félicite également des efforts déployés par la Banque en matière de financements de projets environnementaux et énergétiques et souligne le rôle de catalyseur de ses financements, notamment pour les prêts destinés à soutenir des partenariats public-privé et en particulier dans le cas des réseaux transeuropéens.
Les députés réclament néanmoins une plus grande cohérence dans le mandat extérieur de la BEI, tant en ce qui concerne un volume de fonds suffisant pour toute la période correspondant au nouveau mandat que leur répartition par aire géographique. Le rapport demande également à la BEI de faire en sorte que ses normes opérationnelles soient compatibles avec les normes et les meilleures pratiques internationales. Il préconise en particulier d'« instituer un mécanisme de participation transparent visant à associer les organisations de la société civile et d'autres parties intéressées à la formulation de normes sociales renforcées de la BEI ». Enfin, suite à l'adoption de deux amendements du groupe socialiste (PSE), le rapport souligne qu'il convient de favoriser, au bénéfice des PME, une combinaison de financements par la BEI et d'aides d'État autorisées. De même, la BEI est invitée à « mettre mieux à profit » les possibilités découlant de la directive relative à l'adéquation des fonds propres pour stimuler la compétitivité de l'économie européenne, en facilitant l'octroi de prêts aux PME. (ol)