Bruxelles, 15/12/2006 (Agence Europe) - Dans une déclaration, le Conseil européen se dit « préoccupé par l'incidence négative qu'ont les politiques de l'Iran sur la stabilité et la sécurité » au Proche-Orient. Rappelant son engagement en faveur d'une solution négociée au problème nucléaire iranien, il déplore le refus de Téhéran de prendre les mesures exigées par le Conseil des gouverneurs de l'AIEA et le Conseil de sécurité des Nations unies, et de donner suite « sérieusement » aux propositions du Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana. Dans ce contexte, il soutient les travaux menés au sein du Conseil de sécurité de l'ONU pour adopter des sanctions à l'égard de Téhéran, en vertu de l'article 41 du chapitre VII de la Charte des Nations unies. Le Conseil européen se dit aussi « gravement préoccupé » par les déclarations du gouvernement iranien à l'encontre de l'UE et de certains Etats membres, ainsi que par les menaces dirigées contre Israël et par la détérioration des droits de l'homme et des libertés politiques dans le pays. L'UE « condamne tout négation, totale ou partielle, de l'holocauste, en tant que fait historique, et, par conséquent, rejette fermement le postulat de base et les objectifs de la conférence sur l'holocauste » organisée en début de semaine par Téhéran, indique encore le Conseil européen qui prévient que l'UE continuera à surveiller toutes ces questions et « adaptera sa position en fonction des mesures que prendra l'Iran ». Signalons qu'au cours de la conférence de presse, jeudi 14 décembre, M. Solana s'est exprimé sur les déclarations faites en début de semaine par le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, concernant le nucléaire israélien. « La position de l'Union européenne est claire: nous ne voulons pas de Proche-Orient avec des armes de destruction massive » (ADM), a-t-il martelé avec insistance. (dt)