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Bulletin Quotidien Europe N° 9329
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

Les professionnels demandent de ne pas réduire les jours de pêche et les quotas de cabillaud avant la réforme du plan de reconstitution

Bruxelles, 15/12/2006 (Agence Europe) - Dans un communiqué de presse publié le 13 décembre, Europêche (Association des organisations nationales d'entreprises de pêche de l'UE) et la section « pêche » de la COGECA (Confédération générale des coopératives agricoles de l'UE) s'opposent à la plupart des propositions de la Commission européenne qui se traduisent par des réductions importantes des possibilités de pêche des navires de l'UE pour l'année prochaine. Le Conseil des ministres se réunit du 19 au 21 décembre à Bruxelles pour fixer les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2007.

Ces organisations refusent, en particulier, les baisses de 25% des totaux admissibles de captures (TAC) et du nombre de jours de pêche pour les stocks de cabillaud concernés par le plan reconstitution (en mer du Nord, mer d'Irlande, Ouest Ecosse, Manche Est, Skagerrak et Kattegat). Les professionnels du secteur demandent « le statu quo » sur les jours de mer et les TAC pour ces stocks « en attendant que le symposium sur le plan de reconstitution du cabillaud, qui doit se tenir en mars 2007, apporte de nouvelles recommandations ». En outre, ces organisations demandent de « cesser les réductions de TAC pour les espèces associées » (des TAC dits « de précaution ») en attendant une évaluation scientifique sur l'état de ces stocks. Pour rappel, la Commission propose ces réductions surtout pour protéger le cabillaud de la mer du Nord.

Europêche et la COGECA estiment aussi que certaines restrictions proposées manquent de fondements scientifiques et « auront à nouveau des conséquences socio-économiques graves ». Les organisations citent, par exemple, les réductions de jours de mer, ainsi que les quotas de cabillaud des eaux du Nord, de hareng en mer du Nord, de sardines (stock du Nord) ainsi que le merlu et la langoustine capturés par l'Espagne et le Portugal.

Le secteur se dit « conscient de l'état dans lequel se trouve un certain nombre de stocks de poisson », mais n'accepte pas des réductions de quotas dépassant 15% qui déstabilisent fortement les conditions d'exploitation des entreprises de pêche. Europêche et la COGECA estiment que les projets suivants sont inacceptables à moins d'être assortis de « réelles compensations socio-économiques »: limande (-20% ), merlan (de 20 à 78% de réduction), lingue (près de 30% de diminution), plie (autour de -20%), lieu noir (-20,01% dans une zone), sole commune (- 20%), sprat (-38,10%), chinchard (de -15 à -20%), raies (- 44,83%) et le brosme (de - 22,5 à - 28,5%). La perspective de la prolongation de l'interdiction de pêcher l'anchois dans le golfe de Gascogne jusqu'au milieu de l'année 2007 « inquiète le secteur », qui soutient que la fermeture totale d'une activité a des effets négatifs de report des captures sur d'autres stocks.

Les effets positifs des mesures de reconstitution du merlu du Nord devraient se solder, selon les organisations, par la fin des restrictions sur les jours de mer. Ils demandent la mise en place d'un plan de gestion, qui joue sur les variations de quotas et des mesures de contrôle, à la place d'un plan de reconstitution, qui prévoit, en plus, un nombre restreint de jours de pêche autorisés. Europêche et la COGECA soulignent, enfin, la nécessité de soutenir davantage la recherche scientifique et de concrétiser la promotion d'un partenariat entre les scientifiques et le secteur. (lc)

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