Bruxelles, 15/12/2006 (Agence Europe) - Se félicitant des progrès accomplis dans l'élaboration de la politique énergétique pour l'Europe depuis leur réunion de mars dernier, les chefs d'Etat et de gouvernement ont fait du prochain Sommet de printemps un rendez-vous crucial pour l'avenir de l'Union dans le domaine de l'énergie. A cette occasion, le Conseil européen devrait adopter un plan d'action définissant les priorités de la politique énergétique pour l'Europe, une politique « globale » qui, au-delà de la question centrale de la sécurité de l'approvisionnement, à laquelle les conclusions du Conseil consacrent un vaste paragraphe ne relatant aucune nouveauté, inclura les aspects extérieurs de la sécurité énergétique. Sur ce point, les Vingt-cinq se félicitent des résultats de leur réunion informelle de Lahti qui a favorisé une « avancée notable sur le plan de l'amélioration de la cohérence des messages que l'Union adresse aux pays tiers dans le domaine de l'énergie ». En outre, le Conseil européen de mars prochain permettra aux - bientôt - Vingt-sept de réfléchir à une approche intégrée en matière énergétique et de lutte contre le changement climatique à laquelle l'analyse stratégique que la Commission doit présenter le 10 janvier prochain doit apporter une contribution importante.
Plus spécifiquement, les conclusions du Conseil européen mettent l'accent sur l'efficacité énergétique et saluent, dans ce contexte, le Plan d'action proposé par la Commission le 19 octobre et approuvé par le Conseil Energie (EUROPE n° 9313). Le Conseil européen a, par ailleurs, approuvé la mise en place début 2007 d'un réseau de correspondants pour la sécurité de l'approvisionnement énergétique. Ce réseau sera à la fois un instrument de collecte et de traitement des informations et un système d'alerte pour garantir la sécurité de l'approvisionnement.
Les conclusions du Conseil européen accordent, en outre, une place importante au changement climatique. S'appuyant sur le récent rapport Stern, les chefs d'Etat et de gouvernement conviennent que le « défi » qu'il représente « prend de plus en plus d'ampleur à mesure que ses conséquences à long terme se dessinent plus nettement » et que « les coûts de l'inaction pour l'économie mondiale dépasseront largement les coûts de l'action ». Par ailleurs, se félicitant des résultats de la récente conférence de l'ONU sur le climat à Nairobi, dont certains résultats constituent des « avancées importantes » dans l'élaboration d'un accord sur une large base pour l'après-2012, le Conseil européen prévoit d'examiner en mars prochain des solutions à cette fin. Enfin, confirmant le rôle crucial à long terme du système communautaire d'échange de quotas d'émissions, le Conseil souligne qu'il attend la révision prochaine de la directive relative à l'échange de quotas d'émissions qui devrait prendre effet au début de la troisième période d'échange qui s'ouvrira en 2013. (eh)