Bruxelles, 23/11/2006 (Agence Europe) - Le 7ème programme-cadre de recherche et développement (2007-2013) devrait être approuvé par le Parlement européen le 30 novembre et par le Conseil le 5 décembre. En attendant sa mise en œuvre à partir de janvier prochain, la Commission multiplie les opérations de communication, à Bruxelles et dans les Etats membres, pour expliquer les différents rouages de ce programme de 54 milliards d'euros, tourné principalement vers la recherche et le développement industriel. Dans la mesure du possible, la Commission lancera encore juste avant Noël un premier paquet d'appels à propositions afin de donner le coup d'envoi du nouveau programme. Il s'agit ainsi de « donner un signal fort que l'Europe de la recherche avance », souligne-t-on dans l'entourage du commissaire européen à la Recherche, Janez Potocnik.
Les trois cinquièmes de l'enveloppe financière du 7ème PCRD iront à des activités de recherche et développement menées en coopération par les centres de recherche, les entreprises et les universités. Les technologies de l'information et de la communication s'y taillent la part du lion: 9,1 milliards d'euros. Sont particulièrement visées la stabilité et la sécurité de l'infrastructure des réseaux et des services, la performance et la fiabilité des systèmes et des composants électroniques, la gestion du contenu numérique. En deuxième position arrive la santé: 6 milliards d'euros pour (1) les biotechnologies (criblage à haut débit, détection, diagnostic, thérapies innovantes), (2) la recherche translationnelle (application des découvertes fondamentales en recherche clinique) au service de la santé humaine (intégration des données et processus biologiques, SNC, développement humain et vieillissement, maladies infectieuses, cancer, maladies cardiovasculaires, diabètes/obésité, maladies rares et autres maladies chroniques dont les maladies rhumatismales, (3) l'optimisation des prestations de soins (transposition des résultats cliniques en pratiques cliniques). Suivent les transports, avec 4,1 milliards d'euros: aéronautique, transports de surface durables et appui à Galileo et EGNOS. Les nanosciences bénéficient d'une enveloppe de 3,5 milliards: piles à combustible, énergies renouvelables, captage de CO2 et technologies de stockage, charbon propre, économies énergétiques. Alimentation, agriculture et biotechnologie bénéficient de 1,9 milliard: gestion durable des ressources, sécurité alimentaire, amélioration des cultures. Une somme équivalente (1,8 milliard) ira à l'environnement: changements climatiques, gestion durable des ressources, écotechnologies, observation de la terre. Dans le domaine spatial (1,4 milliard) sont concernés GMES et les activités d'exploration menées en coopération avec l'Agence spatiale européenne. 1,3 milliard est alloué à la sécurité (protection civile, biosécurité, protection contre le terrorisme, sécurité des infrastructures, surveillance intelligente et sécurité des frontières, interopérabilité des systèmes de sécurité). Les sciences socio-économiques et humaines ferment la marche avec 610 millions d'euros.
Le 7ème PCRD consacre 7,4 milliards aux découvertes de demain. Ce montant permettra de financer des projets de recherche exploratoire par l'intervention du Conseil européen de la recherche, un organisme indépendant formé de scientifiques de haut niveau.
Une enveloppe de 4,7 milliards permettra de soutenir la mobilité des chercheurs et le développement des carrières scientifiques dans l'UE. Le reste des crédits est partagé entre les infrastructures de recherche (1,8 milliard), les PME (1,3 milliard), les régions de la connaissance (126 millions), le développement du potentiel de recherche dans les régions de convergence et les régions ultrapériphériques (370 millions), la communication grand public (280 millions), le soutien au développement cohérent des politiques de recherche (70 millions) et la coopération internationale (185 millions).
A cet ensemble, s'ajoute le programme EURATOM (2,7 milliards d'euros) d'une durée de cinq ans qui couvre l'ensemble des activités relatives à l'énergie nucléaire. Deux milliards seront consacrés à la fusion, notamment pour la construction du réacteur expérimental ITER. (oj)