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Bulletin Quotidien Europe N° 9295
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/commission europeenne

Le président Barroso s'exprime sur la Turquie, le voile, la Constitution

Milan, 26/10/2006 (Agence Europe) - Dans une interview au Corriere della Sera, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso s'est exprimé sur plusieurs aspects de l'actualité européenne.

Turquie. « Je regrette de le dire, mais ça va mal. Le moment est critique. Les réformes en Turquie sont très lentes, je ne vois pas les progrès attendus. Espérons que la Présidence finlandaise parviendra à éviter un arrêt traumatisant des négociations. Mais, en toute sincérité, je suis préoccupé. »

Constitution. « La Commission proposera le moment venu une formule de synthèse entre les différentes idées qui circulent. Le Traité constitutionnel est nécessaire pour faire face aux grands défis mondiaux (climat, énergie, terrorisme, immigration, pays émergents), mais il a aussi une signification psychologique: le stop a projeté une ombre de scepticisme sur le projet européen, ombre que nous devons éliminer ».

Le voile. « Je suis contre une loi disant: ceci on peut le mettre, ceci pas. Mais il y a le bon sens. Par exemple, une maîtresse d'école qui se présente aux élèves avec le visage entièrement couvert, ce n'est pas raisonnable dans notre société. En général, si quelqu'un entend communiquer, il ne peut pas se présenter avec un voile qui couvre entièrement le visage, sauf une petite fente pour les yeux. Mais c'est une matière qui concerne les Etats ».

La Commission et les Etats membres. L'accusation portée contre la Commission d'être à la remorque des grands pays, « c'est une caricature. Nous travaillons dans un esprit de coopération avec les Etats membres, mais en restant fidèles à notre rôle de gardiens du Traité. On ignore peut-être qu'en ce moment nous avons en cours 1.800 procédures pour infraction aux règles européennes (…). Concernant la fusion Suez-Gaz de France, si nous constatons des dangers pour la concurrence et le libre mouvement des capitaux, nous bloquerons l'opération. Mais le gouvernement français pourrait prendre des mesures pour éliminer ces effets. Ce ne serait pas nous qui changeons d'avis, c'est le projet qui aurait été modifié ». (fr)

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